"E aqueles que foram vistos dançando foram julgados insanos por aqueles que não podiam escutar a música"
Friedrich Nietzsche

quinta-feira, novembro 20, 2014

Menace jihadiste: la France en première ligne

TV 5 Monde - Paris (AFP) - 20.11.2014 13:31 

Par Michel MOUTOT

Capture d'écran fournie le 19 novembre 2014 par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE) montrant Abou Maryam, Abou Osama et Abou Salman, dans une video de propagande
voir le zoom : Capture d'écran fournie le 19 novembre 2014 par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE) montrant Abou Maryam, Abou Osama et Abou Salman dans une video de propagande  
Capture d'écran fournie le 19 novembre 2014 par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE) montrant Abou Maryam, Abou Osama et Abou Salman dans une video de propagande afp.com -
voir le zoom : Le Français Maxime Hauchard (D) sur capture d'écran tirée d'une vidéo du groupe Etat islamique, diffusée le 16 novembre 2014 
Le Français Maxime Hauchard (D) sur capture d'écran tirée d'une vidéo du groupe Etat islamique, diffusée le 16 novembre 2014 afp.com - -
voir le zoom : Le dispositif français contre l'Etat islamique 
Le dispositif français contre l'Etat islamique
afp.com - K.Tian/A.Bommenel, abm/
 
La multiplication par l'organisation Etat islamique de vidéos mettant en vedette des jihadistes français confirme la gravité de la menace qui pèse sur la France, confrontée à un phénomène que rien ne semble pouvoir endiguer.
Jeudi matin, les experts de la police et des services de renseignement examinaient une nouvelle vidéo postée la veille par l'EI, dans laquelle trois jihadistes appellent en français leurs "frères musulmans" à les rejoindre et menacent leur pays d'origine d'attentats.
"La vidéo est depuis mercredi soir en analyse par les experts de la DGSI", la Direction centrale du renseignement intérieur, a confié à l'AFP une source proche du dossier.
Ils vont tenter de mettre un nom sur les visages de trois jeunes hommes barbus, en treillis, armés de kalachnikovs qui, sous les pseudonymes de Abu Osama al-Faranci ("père d'Osama, le Français"), Abu Maryam al-Faranci, et Abu Salman al-Faranci, appellent les musulmans de France à émigrer "dans le Califat, la terre d'islam".
Plus inquiétant, ils demandent à ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas les rejoindre dans les régions de Syrie et d'Irak tombées aux mains de l'EI à passer à l'action sur le sol français, à "tuer des mécréants" par tous les moyens possibles, à semer l'angoisse et la peur dans la société française.
La vidéo de sept minutes, filmée, montée et produite pour atteindre une qualité professionnelle, se termine par un gros plan sur un feu dans lequel les jihadistes, certains le visage découverts et d'autres portant cagoules, brûlent leurs passeports français, pour symboliser leur refus de jamais revenir en arrière.
Pour parvenir à mettre un nom sur ces visages et derrière ces pseudonymes, les experts vont faire appel à une technique mêlant l'utilisation de logiciels, notamment de reconnaissance faciale, et enquêtes classiques de services de renseignement.
- Echec à Kobané ? -
Après l'identification de deux Français parmi les bourreaux de plusieurs Syriens présentés comme des soldats du régime de Damas et d'un travailleur humanitaire américain, la France prend désormais la mesure d'un phénomène qui ne cesse de s'amplifier malgré l'adoption récente d'une loi anti-terroriste venue durcir une législation déjà parmi les plus répressives du monde occidental.
Avec plus d'un millier de personnes concernées, près de 400 jeunes Français dans les rangs de mouvements jihadistes en Syrie ou en Irak, 118 de retour dans l'hexagone et 51 tués dans des combats ou des attentats-suicide, la France est, avec la Belgique, au premier rang des pays occidentaux pour l'envoi de volontaires auprès de l'EI.
"La France est particulièrement touchée par ce phénomène parce que d'une part, il y subsiste des réseaux qui ont envoyé de nombreux volontaires se battre contre les Américains en Irak à partir de 2003", explique à l'AFP Louis Caprioli, ancien chef du contre-terrorisme à la DST (ancien nom du service de renseignement intérieur français).
"Une autre explication est aussi sans doute l'action du mouvement de prédication islamique Tabligh, très actif dans les villes et les banlieues françaises depuis le milieu des années 90. Ces efforts de ré-islamisation des jeunes issus des communautés immigrées portent leurs fruits maintenant. Et même si le nombre de convertis qui partent faire le jihad est important, on parle de 20 à 25% du total, ces conversions sont le plus souvent dues à une proximité avec des membres islamisés de la communauté immigrée", ajoute-t-il.
"Il n'y de toutes façons pas une explication unique derrière un départ pour le jihad, c'est un faisceau de facteurs. Et l'un d'eux est l'extraordinaire qualité de la communication de l'Etat islamique, qui maîtrise parfaitement tous les outils d'internet".
Hormis la France, aucun autre pays étranger n'a jusqu'à présent dit avoir identifié les autres combattants qui apparaissent à visage découvert dans la dernière vidéo de décapitation du groupe Etat islamique.
Dans la région, le coordinateur américain de la coalition internationale anti-EI, le général à la retraite John Allen, a jugé que les jihadistes de l'EI ne vaincront pas dans la ville syrienne kurde de Kobané, qui résistent depuis des semaines à l'organisation jihadiste.
"De bien des points de vue, l'EI s'est lui-même empalé sur Kobané", a-t-il dit dans un entretien publié jeudi dans le quotidien turc Milliyet, à l'occasion d'une visite à Ankara. "L'EI va finir par se rendre compte qu'il ne gagnera pas cette bataille", a-t-il ajouté.
© 2014 AFP

L'armée américaine rêve d'un avion porte-drones

TV 5 Monde - Publié le
Un drone sur un porte-avion américain à Manama, au Bahreïn, le 6 décembre 2013
Un drone sur un porte-avion américain à Manama, au Bahreïn, le 6 décembre 2013 © Getty/AFP/Archives - Mark Wilson
Destroyer stellaire dans "Star Wars" ou vaisseau mère dans "V" et "Independence day", Hollywood a déjà créé en images ce que le Pentagone voudrait concrétiser à moindre échelle: un avion pouvant lancer, puis récupérer, une armada de drones.
Le projet ne porte pas, pour l'instant du moins, sur un engin gigantesque transportant des milliers de personnes et de vaisseaux comme dans les films de science-fiction.
L'agence de recherche du Pentagone a demandé aux industriels d'étudier la façon dont un gros avion cargo pourrait libérer des drones pour espionner ou pour attaquer un ennemi, et ensuite regagner leur port d'attache volant.
La Defense advanced research projects agency (Darpa) ne se prépare pas à construire un quelconque prototype, elle s'emploie juste à regarder sur le papier ce qu'il serait possible de faire, expliquent des responsables et des experts.
Un dessin industriel de Darpa représente un avion à la silhouette proche du C-130 qui libère une escadrille de drones ressemblant aux Predator ou aux Reaper.
"Nous voulons trouver un moyen d'améliorer l'efficacité d'engins plus petits, et l'une des idées les plus prometteuses est de transformer de grands avions déjà existants, avec quelques modifications, en +porte-drones volants+", a expliqué Dan Patt, responsable du programme chez Darpa, dans un communiqué.
Ce n'est pas la première fois que l'armée américaine envisage de construire un tel appareil.
"L'idée remonte aux années 1920", rappelle James Lewis, directeur du programme des technologies stratégiques du Centre d'études stratégiques et internationales. "Si vous repensez aux dirigeables, ils avaient un petit avion, un avion de combat avec un pilote, qui s'arrimait avec un crochet".
- Aéronefs transportant des biplans -
A la fin des années 1920, la marine américaine a construit des aéronefs rigides pouvant transporter en leur giron un petit escadron de biplans Sparrowhawk.
Les avions étaient lâchés du dirigeable à partir d'un trapèze sur lequel ils étaient accrochés. Et ils pouvaient ensuite rejoindre leur aéronef par le même système, en s'accrochant au trapèze qui les hissait ensuite dans le ventre du dirigeable.
La marine américaine a construit deux exemplaires de ce type mais ils se sont écrasés dans les années 1930, tuant des dizaines de personnes, ce qui a mis un terme à l'initiative.
Dans les années 1960, l'agence américaine du renseignement (CIA) a passé commande d'un drone précurseur fabriqué en secret par Lockheed Martin, le D-21, qui devait être lancé à l'origine par un avion de chasse puis, plus tard, par un bombardier B-52.
Ce drone transportait un appareil photo pour des missions d'espionnage au-dessus de la Chine. L'appareil photo devait ensuite être éjecté et récupéré tandis que l'avion sans pilote s'auto-détruisait.
Le drone a mené quatre missions sans succès, car soit il ne s'est pas auto-détruit comme prévu, soit l'appareil photo n'a pas été retrouvé. Le programme a été mis au placard au début des années 1970.
Le "porte-drones volant" pourrait permettre l'utilisation d'appareils sans pilote dans des régions où les Etats-Unis ne disposent pas de bases aériennes proches, mais récupérer en vol un robot constitue une difficulté importante, souligne M. Lewis.
Explorer la possibilité de construire un tel appareil fait partie des investissements du Pentagone dans la technologie robotique de pointe, car les responsables militaires sont conscients du fait que la Russie, la Chine, l'Iran et d'autres pays s'activent pour fabriquer leurs propres flottes de drones de combat.
Lors du récent salon de l'armement de Zhuhai, la Chine a dévoilé un prototype de véhicule blindé sans conducteur transportant deux robots: un robot sur chenilles équipé d'une mitraillette et un quadcopter --un drone hélicoptère à quatre rotors-- de surveillance.
Si le "porte-drones volant" paraît encore lointain, les chercheurs de l'armée américaine progressent bien sur une version sous-marine.
"Il y a des recherches vraiment très intéressantes et un besoin stratégique" pour un transporteur sous-marin, poursuit M. Lewis.
L'an dernier, le laboratoire de recherche de la marine américaine a annoncé avoir lancé avec succès un drone à partir d'un sous-marin immergé, via un tube de lancement de missile Tomahawk et des ailes qui se sont ensuite déployées comme un origami.

19/11/2014 12:59:37 - Washington (AFP) - Par Dan De Luce - © 2014 AFP

quinta-feira, novembro 13, 2014

Paris e sua história: 70 anos da liberação

conexão paris - 13 de junho 2014

O blog se chama Golem Treize e o artigo : 70 anos da liberação de Paris. 
O autor fez uma fotomontagem com imagens da liberação de Paris, do 19 até 25 agosto 1944, e imagens atuais. Um antes/depois dos lugares marcantes desta página da história de Paris.

segunda-feira, outubro 27, 2014

Não é Ninguém, é o Padeiro

recebido por e-mail - 24 out 2014

Sylvio Macri

Rubem Braga, inventor da moderna crônica brasileira e um dos maiores escritores brasileiros, escreveu cerca de 15 mil crônicas. Uma das mais famosas é “O padeiro”, da qual transcrevo um trecho: “ (....) enquanto tomo café vou me lembrando de um homem modesto que conheci antigamente. Quando vinha deixar o pão à porta do apartamento ele apertava a campainha, mas, para não incomodar os moradores, avisava gritando: ­ Não é ninguém, é o padeiro! Interroguei­o uma vez: como tivera a ideia de gritar aquilo? "Então você não é ninguém?" Ele abriu um sorriso largo. Explicou que aprendera aquilo de ouvido. Muitas vezes lhe acontecera bater a campainha de uma casa e ser atendido por uma empregada ou outra pessoa qualquer, e ouvir uma voz que vinha lá de dentro perguntando quem era; e ouvir a pessoa que o atendera dizer para dentro: "não é ninguém, não senhora, é o padeiro". Assim ficara sabendo que não era ninguém...”

Fernando Braga da Costa, doutor em Psicologia, trabalhou por anos como gari. Tudo começou com um trabalho de Psicologia Social, que cursava na USP, cuja proposta era assumir uma profissão própria das classes pobres. Ele escolheu ser gari da USP. O que descobriu resultou no livro Homens Invisíveis – Relatos de uma Humilhação Social, em que desenvolve o conceito de “invisibilidade pública”: profissionais como faxineiros, ascensoristas, empacotadores e garis não são “vistos” pela sociedade, que enxerga a função, não a pessoa, num processo de reificação (coisificação). Ele sentiu na pele o que é ser tratado como um objeto e não como um ser humano. Com Antônio, colega gari, passou por dentro do prédio do Instituto de Psicologia, onde fazia o seu mestrado, e não foi

reconhecido por nenhum dos colegas de classe e professores. “Foi surpreendente. Eu era um uniforme que perambulava: estava invisível, assim como Antônio. Saindo do prédio, estava inquieto; era perturbadora a anestesia dos outros, a percepção social neutralizada".

Joshua Bell é um dos maiores violinistas do mundo. Convidado por um jornalista do The Washington Post, postou­se no acesso de uma das estações do Metrô de Washington, e por 43 minutos tocou peças de Bach em seu violino Stradivarius de quase US$ 4 milhões. Nesse tempo passaram ali 1.097 pessoas, das quais apenas 7 pararam para ouvi­lo, e só uma o reconheceu. Pela apresentação, arrecadou US$ 52,17. Dois dias antes tinha lotado um teatro em Boston, com ingressos ao preço médio de US$ 100,00.

Mark Johnson e Enzo Buono percorreram as ruas do mundo gravando sempre uma mesma canção com músicos de rua e outros, com a finalidade de inspirar, conectar e trazer paz ao mundo através da música. Revelaram ao mundo músicos de alta qualidade que de outra forma jamais seriam conhecidos além das ruas em que tocavam, como Grandpa Elliot, de Nova Orleans. Assim nasceu o projeto Playing for Change, que virou fundação e já construiu e mantém sete escolas de música para crianças em países pobres.

Maria, hoje membro de uma pequena igreja, pertenceu a uma grande igreja na mesma região. Resolveu transferir­se quando cansou de ser invisível nesta última; só umas poucas pessoas a reconheciam e cumprimentavam. Na nova igreja seus talentos foram descobertos e desenvolvidos, inclusive uma linda voz, e ela agora faz parte da liderança.

Todos temos um certo potencial de invisibilidade (por exemplo, numa festa qualquer não esperamos ser reconhecidos por todos), mas ser visto como uma coisa, um número, uma função, é extremamente perturbador e aniquilador. Segundo Fernando Braga da Costa não são os outros que são invisíveis; nós é que somos cegos por nossos preconceitos, medos, cultura institucional ou conveniência pessoal, e mudar isso compete a cada de um de nós.

Olhe em redor e veja quantas pessoas lhe são invisíveis e como você tem sido cego.

À pergunta do mestre da lei a Jesus – Quem é o meu próximo? – poderíamos responder:

seu próximo é aquele que precisa desesperadamente ser visto por você. Vê-­lo é um modo de amá-­lo.

segunda-feira, outubro 06, 2014

Intenção velada de a Alemanha integrar os Brics assusta os EUA

assuntos militares - domingo, 21 de setembro de 2014

Merkel e Putin, em recente encontro durante reunião de cúpula da União Europeia
Os piores pesadelos do presidente Barack Obama têm ganhado forma, em uma velocidade com a qual ele não contava, no front financeiro. Uma análise do doutor em Estatística Jim Willie, PhD na matéria pela Carnegie Mellon University, nos EUA, afirma categoricamente que a Alemanha está prestes a abandonar o sistema unipolar apoiado pela Organização do Tratado Atlântico Norte (Otan) e os EUA, para se unir às nações dos Brics, o grupo que reúne Brasil, Rússia, Índia, China e África do Sul, razão pela qual a agência norte-americana de espionagem NSA ampliou suas escutas à lider germânica Angela Merkel e terminou flagrada por agentes do serviço secreto alemão, após as denúncias do ex-espião Edward Snoden. Em entrevista ao blogueiro Greg Hunter, editor do USA Watchdog, Willie afirmou que a verdadeira razão por trás do recente escândalo de espionagem da NSA, visando a Alemanha, é o clima de medo que ronda o governo norte-americano de que as potências financeiras da Europa estejam procurando fugir do inevitável colapso do dólar.

Editor de um boletim financeiro a partir de Pittsburg, no Estado norte-americano da Pensylvania, Jim Willie afirma que o apoio dos EUA à Ucrânia e as consequentes sanções impostas à Rússia integram o esforço dos EUA de tentar segurar o êxodo europeu no campo econômico e político, em nível mundial. “Aqui está a grande consequência. Os EUA, basicamente, estão dizendo à Europa: você tem duas opções aqui. Junte-se a nós na guerra contra a Rússia. Junte-se a nós nas sanções contra a Rússia. Junte-se a nós nas constantes guerras e conflitos, isolamento e destruição à sua economia, na negação do seu fornecimento de energia e na desistência dos contratos. Junte-se a nós nessas guerras e sanções, porque nós realmente queremos que você mantenha o regime do dólar. (Em contrapartida, os europeus) dizem que estão cansados do dólar… Estamos empurrando a Alemanha para fora do nosso círculo. Não se preocupem com a França, nem se preocupem com a Inglaterra, se preocupem com a Alemanha. A Alemanha tem, no momento, 3 mil empresas fazendo negócios reais, e elas não vão se juntar às sanções”.

Willie continua: “É um jogo de guerra e a Europa está enjoada dos jogos de guerra dos EUA. Defender o dólar é praticar guerra contra o mercado. Você está conosco ou está contra nós?”. Quanto à espionagem da NSA sobre a Alemanha, Willie diz: “(Os espiões norte-americanos) estão à procura de detalhes no caso de (os alemães) passarem a apoiar a Rússia sobre o ‘dumping’ ao dólar. Eu penso, também, que estão à procura de detalhes de um possível movimento secreto da Alemanha em relação ao dólar de união aos Brics. Isto é exatamente o que eu penso que a Alemanha fará”.

Willie calcula que, quando os países se afastarem do dólar norte-americano, a impressão de dinheiro (quantitative easing, QE) aumentará e a economia tende a piorar. Willie chama isso de ‘feedback loop’, e acrescenta: “Você fecha o ‘feedback loop’ com as perdas dos rendimentos causados pelos custos mais elevados que vêm da QE. Não é estimulante. É um resgate ilícito de Wall Street que degrada, deteriora e prejudica a economia num sistema vicioso retroalimentado… Você está vendo a queda livre da economia e aceleração dos danos. A QE não aconteceu por acaso. Os estrangeiros não querem mais comprar os nossos títulos. Eles não querem comprar o título de um banco central que imprime o dinheiro para comprar o título de volta! A QE levanta a estrutura de custos e causa o encolhimento e desaparecimento dos lucros. A QE não é um estímulo. É a destruição do capital”.

Na chamada “recuperação” a grande mídia tem batido na mesma tecla durante anos, Willie diz: “Os EUA entraram em uma recessão da qual não sairão até que o dólar tenha desaparecido. Se calcular-mos a inflação corretamente… Veremos uma recessão monstro de 6% ou 7% agora. Não creio que a situação melhore até que o dólar seja descartado. Portanto, estamos entrando na fase final do dólar”.

“Você quer se livrar de obstáculos políticos? Vá direto para o comércio e negócios. Por que é que a Exxon Mobil continua realizando projetos no Ártico e no mar Negro (na Crimeia) com os russos e suas empresas de energia? Nós já temos empresas de energia dos Estados Unidos desafiando nossas próprias sanções, e mesmo assim estamos processando os bancos franceses por fazerem a mesma coisa. Isso é loucura. Estamos perdendo o controle”, aponta.

Um mundo
não norte-americano

No Brasil, a cúpula realizada em Fortaleza, na semana passada, durante a qual foi criado o Novo Banco de Desenvolvimento, chamou a atenção do mundo para o próprio projeto de desenvolvimento do bloco, bem como para o papel da China e da Rússia nesta organização. O vice-diretor do Instituto de Estudos do Extremo Oriente da Academia de Ciências da Rússia, Serguei Luzyanin, anda em paralelo à linha traçada por Willie. Leia, adiante, a entrevista que Luzyanin concedeu à agência russa de notícias VdR:

– Foi referida a criação do embrião “de um mundo não norte-americano”. Porque é que os BRICS não gostam da América do Norte?

– A cúpula brasileira ficou para a história enquanto o mais fértil encontro do “quinteto” – Brasil, Rússia, Índia, China e África do Sul. A sua fertilidade não ficou apenas patente na criação de instrumentos financeiros – o Banco de Desenvolvimento e Arranjo Contingente de Reservas – mas, sobretudo, no nível de empenho dos líderes dos Brics – no auge da Guerra Fria 2.0, quando os norte-americanos tentam esmagar qualquer um que age à revelia das “recomendações” de Washington – em criarem o seu embrião “de um mundo não norte-americano”. No futuro, outros projetos poderão estar ligados ao desenvolvimento dos Brics, como a Organização de Cooperação de Xangai (RIC). O importante é que, de fato, existe a concepção “de um mundo não norte-americano” que se desenvolve ativamente e de forma concreta. Os Brics parecem prestes a se tornar o epicentro deste novo fenômeno. Não é preciso ser um político habilidoso para sentir que os povos e as civilizações dos países em vias de desenvolvimento estão cansados de “padrões norte-americanos” impostos. Aliás, padrões para tudo, economia, ideologia, forma de pensar, os “valores” propostos, vida interna e externa, etc. O mundo inteiro viu pela TV o aperto-de-mão dos cinco líderes dos Brics, ao qual, passado uns dias, se juntou praticamente toda a América Latina. É discutível se, neste impulso comum, existiu uma maior dose de contas pragmáticas ou de solidariedade emocional, mas, uma coisa é certa, nele não houve qualquer amor pela América do Norte. E isso ainda é uma forma polida de colocar as coisas.

– E quanto à adesão da Argentina, quem, no Sul, irá “apoiar” os EUA?

– Para a Índia os Brics são uma oportunidade de reforço na Ásia Austral e de desenvolvimento econômico fora da alçada da Ocidente. A motivação regional é conjugada com expectativas financeiras e tecnológicas que unem a África do Sul e o Brasil. No futuro, o “segmento” latino-americano poderá ser reforçado. Muitos peritos esperam que o “quinteto” seja alargado através da adesão da Argentina ao projeto. Ultimamente tem existido um desenvolvimento fulgurante das relações bilaterais da Rússia e da República Popular da China com países da América Latina, em setores como o tecnológico-militar, comercial, de investimento e energético. Neste quadro, as visitas em Julho de Vladimir Putin e de Xi Jinping marcaram o tendencial círculo de potenciais aliados dos Brics, nomeadamente Cuba, Venezuela, Nicarágua, Argentina, entre outros. Como é sabido, geograficamente, a America Latina “apoia”, a partir do Sul, os EUA. O reforço dos Brics, nessa zona sensível para os norte-americanos, é um trunfo adicional para o mundo em vias de desenvolvimento.

– Relativamente à “descoberta” muçulmana dos BRICS. Como será a institucionalização?

– Também se estuda o prolongamento dos Brics da direção do Islã, onde também existe descontentamento face ao domínio norte-americano. Espera-se que, após a entrada da Argentina, a fila de adesão aos Brics seja engrossada pelo maior, em termos de população, país muçulmano do mundo (cerca de 250 milhões), ou seja, a Indonésia. Ela, seja pela sua ideologia, seja pela ambições, nasceu para aderir ao projeto e assim fechar a região do Sudeste Asiático. O novo governo indonésio confirma a sua intenção de desenvolver o relacionamento com os Brics. A entrada da Indonésia encerrará a “corrente regional” que englobará as principais regiões do mundo. Além disso, cada um dos países dos Brics irá representar a “sua” região, tornando-se no seu líder informal. Brasil a América Latina, RAS a África, Rússia a Eurásia, China o Nordeste da Ásia, Indonésia o sudeste asiático. Os futuros cenários de desenvolvimento do projeto poderão ser diversos. Mas um deles já é atualmente equacionado e de forma bastante concreta. Num futuro próximo, os líderes dos BRICS deverão trabalhar no sentido da institucionalização do projeto, nomeadamente através da criação de um fórum de membros permanentes (atualmente são cinco Estados), e um fórum de observadores e de parceiros de diálogo.

– Há alguma chance de os EUA dialogarem?

– É possível que, com tempo, os EUA sejam obrigados a dialogar com os Brics. Porém, não parece ser algo que venha a ter lugar num futuro próximo. Hoje o projeto está em ascensão. Ele combina, organicamente, as vantagens de diversas civilizações, economias e culturas políticas. Aqui não existem imposições nem domínios de um só país. É claro que existem incongruências, algumas “divergências e visões diferentes quanto à concretização de alguns projetos internacionais. Mas não são diferendos estratégicos. Trata-se de questões objectivas, que surgem, normalmente, nas relações internacionais do mundo político. Os Brics acabam por ser o reflexo bastante preciso do nosso mundo multifacetado e bastante complexo.

Correio do Brasil

quinta-feira, setembro 25, 2014

Incertitudes sur la nature des opérations militaires contre l'Etat islamique

france culture - 15.09.2014 - 22:00

En finir avec l'Etat islamique par tous les moyens, c'est l'objectif affiché par la Conférence de Paris sur l'Irak. Mais les 27 pays présents ne sont pas rentrés dans le détail des opérations militaires. Les explications d'Isabelle Labeyrie dans un instant.

En France, le gouvernement durcit l'arsenal législatif contre les djihadistes, qu'ils soient chevronnés ou apprentis. Le texte est discuté ce soir à l'Assemblée nationale. Nous en parlerons avec notre invité, le chercheur Jean-Luc Marret.

Dans ce journal également, la grève des pilotes d'Air France qui tourne au bras de fer: malgré les perturbations du trafic, la direction refuse de renégocier le statut des personnels de la filiale low cost, Transavia. Un dossier préparé par Hakim Kasmi.


Invité(s) :
Jean-Luc Marret, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions liées au terrorisme

quarta-feira, setembro 24, 2014

Philippines : un groupe islamiste menace de tuer deux otages allemands

Le Parisien - Publié le 24.09.2014, 12h05 | Mise à jour : 16h42

En 2009, une milice gouvernementale prend place sur les lieux d'une prise d'otage par le groupe Abu Sayyaf dans le sud des Philippines.

En 2009, une milice gouvernementale prend place sur les lieux d'une prise d'otage par le groupe Abu Sayyaf dans le sud des Philippines. | AFP/STR

Zoom1/3
Dans un message diffusé mardi sur Twitter, le groupe islamiste philippin Abu Sayyaf, proche d'Al-Qaïda, menace d'exécuter deux otages allemands si le  allemand ne suspend pas son soutien à l'opération militaire américaine contre Daesh en Irak et en Syrie. Un ultimatum auquel s'ajouterait une demande de rançon de 250 millions de pesos - environ 4,4 millions d'euros - selon le site d'observation de la menace djihadiste SITE. 


Interrogés par l'agence de presse américaine Reuters, les services de sécurité philippins ont confirmé que les otages étaient bien retenus dans la partie sud de l'archipel, sans confirmer les revendications du groupe islamiste. «Pour ce qui est de ces demandes, nous en sommes encore au stade des vérifications», précisent les autorités philippines.

Selon SITE, les membres d'Abu Sayyaf auraient déjà lancé un ultimatum, affirmant qu'ils «tueraient un des deux otages» si leurs demandes n'étaient satisfaites dans les quinze jours.



Deux touristes de 55 et 71 ans

Le site de la télévision allemande Das Erste assure qu'il s'agit de deux touristes allemands de 71 ans et 55 ans, qui ont été enlevés à bord de leur yacht dans l'ouest des Philippines au mois d'avril. Depuis mardi circulent sur internet des photos des deux captifs entourés d'hommes et cagoulés, pour certaines prises en août, sans qu'elle puissent être authentifiées.

Depuis le début des années 2000, le groupe Abu Sayyaf s'est spécialisé dans la capture d'otages étrangers dans le but d'obtenir des rançons. Ce qui fait douter certains experts militaires philippins que le menace de tuer les deux Allemands soit mise à exécution. «Si l'on en croit nos expériences de négociations passées avec ce groupe, il ne s'agit que de simples criminels, uniquement intéressés par l'argent», explique l'un d'entre eux à Reuters.

L'Allemagne ne prend pas directement part aux opérations militaires contre l'Etat Islamique initiées par les Etats-Unis en Irak et en Syrie. Mais elle a accepté, à la fin du mois d'août, de livrer des armes aux combattants kurdes opposés au djihadistes dans le nord de l'Irak. Une entorse à la politique allemande sur les livraison d'armes -la loi interdit  le commerce des armes à destination des zones de conflit si les intérêts de l'Allemagne ne sont pas menacés- qui avait constitué une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

LeParisien.fr

ONU: Obama sur le devant de la scène pour contrer l’organisation EI

Publié le 24-09-2014 Modifié le 24-09-2014 à 17:00


mediaDeux avions de combat américain F/A-18E Super Hornet, prêts à l'envol pour participer aux frappes contre l'organisation Etat islamique, le 23 septembre 2014.REUTERS/U.S. Navy
Au lendemain des premières frappes de la coalition internationale sur des positions jihadistes en Syrie, l'assemblée générale des Nations unies se saisit du dossier. Parmi les chefs d'Etat qui se succédent à la tribune à New York, le président américain Barack Obama a pris la parole ce mercredi après-midi, pour tenter de mobiliser la communauté internationale autour de sa campagne contre l'organisation de l'Etat islamique.
Avec notre envoyée spéciale à New York,Anne Corpet
Barack Obama devrait tenter de mobiliser la communauté internationale autour de sa campagne contre l’organisation de l’Etat islamique. L’Amérique n’est pas seule dans son combat contre les jihadistes de l’Etat islamique, et c’est un combat légal au regard du droit international : c'est, en substance, le message que le président américain devrait faire passer ce mercredi devant les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier.
Et Barack Obama ne devrait pas avoir de mal à convaincre l’assemblée générale. Les Russes, les Chinois, qui ont toujours dénoncé avec virulence la moindre tentative d’intervention en Syrie, se sont illustrés par la modération de leurs réactions après les bombardements américains.
La légalité de l’intervention armée en Syrie ne fait pas l’unanimité
« L’avantage avec l’organisation de l’Etat islamique, c’est qu’elle est l’ennemie de tout le monde », commentait mardi 24 septembre un diplomate dans les couloirs de l’ONU. Et, amer, il ajoutait : « Mais cela ne devrait pas autoriser à violer le droit international ». Les arguments employés pour affirmer la légalité des bombardements sur la Syrie sont contestables, mais indispensables. Samantha Power, la représentante américaine à l’ONU a d’ailleurs écrit à Ban Ki-moon pour déployer son argumentaire.
Pour Hadi al-Bahra, le président de la Coalition nationale syrienne, présent à New York, « c'est bien que la communauté internationale agisse la première pour empêcher les militants de l'organisation de l'Etat islamique d'accroître leurs attaques depuis les villages civils syriens. Ces attaques ont déjà fait 130 000 réfugiés en deux jours. Il faut continuer à bombarder pour affaiblir les capacités militaires de ces forces. Bien sûr, nous détestons voir notre pays bombardé par des forces étrangères, mais c'est le seul moyen de combattre l'organisation terroriste de l'Etat islamique ».
Légitime défense
Barack Obama cite, entre autres, la légitime défense pour justifier les frappes. Le président américain estime que les Etats sont tous menacés par l’organisation Etat islamique, notamment du fait des combattants étrangers enrôlés en Irak ou en Syrie et qui reviennent dans leur pays d’origine. Barack Obama va présenter une résolution cet après-midi devant le Conseil de sécurité pour mieux coordonner la lutte contre ce phénomène et inciter les pays qui ne l’ont pas encore fait à accroître leur arsenal pour prévenir et punir l’enrôlement de combattants au sein d’organisations terroristes.

« Le soutien arabe est plus symbolique que concret »
Pour Frédéric Pichon, chercheur associé à l'université de Tours et spécialiste de la Syrie, les capacités opérationnelles des armées, notamment du Golfe -puisque c’est sur l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis que les Etats-Unis et l’Occident comptent s’appuyer- sont relativement peu fiables.
« Le matériel est magnifique, analyse-t-il, mais tous les experts militaires le diront, ces armées ne sont pas préparées, en tout cas au sol, à des opérations classiques que les armées occidentales savent très bien mener ». Mais de noter tout de même qu’il y a peut-être une exception pour les Emirats arabes unis, qui sont dotés d’une aviation performante. « Ils ont d’ailleurs bombardé récemment en Libye d’une manière tout à fait convaincante. Leur marine est performante, mais à part cela, ça reste largement du symbole », dit-il.
« Et puis la deuxième question, poursuit Frédéric Pichon, c’est la fiabilité des alliés. Le Qatar continue, en sous-main, de financer les milices islamistes en Libye, avec des alliés comme cela, on n’a pas besoin d’ennemi d’une certaine manière ».

Descida do Rio Roosevelt


Hiram Reis e Silva, Porto Alegre, RS, 23 de setembro de 2014.

Um povo sem memória é um povo sem história. E um povo sem história está fadado a cometer, no presente e no futuro, os mesmos erros do passado.
(Emília Viotti da Costa)

Os vivos são sempre, e cada vez mais, governados necessariamente pelos mortos.
(Isidore Auguste Marie François Xavier Comte)

A história do mundo nada mais é que a biografia dos gran­des homens.
(Thomas Carlyle)

 

Pena que as autoridades tupiniquins não tenham tido a capacidade de aquilatar a relevância da Descida pelo antigo Rio da Dúvida, hoje Rio Roosevelt, desde Rondônia, atravessando o Noroeste do Mato Grosso até o Amazonas, e da homenagem que seus expedicionários se propõem a prestar à memória de Cândido Mariano da Silva Rondon – o Marechal da Paz e de Theodore Roosevelt – o ex-Presidente dos EUA. Há exatos cem anos estes dois grandes nomes da historiografia universal gravaram, para sempre, seus nomes no “pantheon” dos heróis da humanidade ao realizar a épica descida por um Rio totalmente desconhecido, permeado de diversos saltos, cachoeiras e corredeiras, desafiando a turbulência de suas águas e enfrentando as agruras de um ambiente hostil, sem poder contar com qualquer tipo de socorro externo.

 

–  Ontem como Hoje...

 

Os séculos correm celeremente pela nossa querida e malfadada “Terra Brasilis” e continuamos eternamente, marcando o passo, estagnados moralmente, sendo citados como “o país do futuro”, um futuro que cada vez parece mais e mais distante. Um povo incapaz de cultuar seus valores mais caros não conseguirá, jamais, almejar um futuro pródigo para seus filhos. O Hino do Rio Grande do Sul traz na sua bela letra uma insofismável verdade: Povo que não tem virtude / Acaba por ser escravo.

Hino do Rio Grande do Sul: http://letras.mus.br/hinos-de-estados/126618

 

O Coronel Amílcar A. Botelho de MAGALHÃES, há mais de setenta anos, já apontava esse equivoco, na época, em relação ao próprio Rondon:

 

O lado moral, o lado heroico, o prisma sob o qual pudesse a nação aquilatar das dificuldades vencidas e dos sacrifícios empregados para chegar a essa quilometragem aritmeticamente contada e reduzida a mapas e a esquemas, são faces da questão votadas ao silêncio, ao desprezo e quiçá mesmo ao ridículo dos homens de gabinete, incapazes de aguentar alguns meses de sertão...

 

Dos vastos e admiráveis relatórios, que andam por cinquenta volumes, apresentados pelo General Rondon ao Governo da República, vede o que transcrevem, sem cor e sem entusiasmo, quase todos os Excelentíssimos Srs. Ministros da Guerra e da Viação e Obras Públicas em seus relatórios anuais. Através dos Relatórios Ministeriais a obra de Rondon é quase uma obra de anão! (MAGALHÃES)

 

–  Heróis Anônimos

 

Da vontade fizeram renúncia como da vida... Seu nome é sacrifício.
POR OFÍCIO DESPREZAM A MORTE E O SOFRIMENTO FÍSICO...
A gente conhece-os por militares... por definição, o homem da guerra é nobre.
E quando ele se põe em marcha, à sua esquerda vai CORAGEM, e à sua direita a disciplina.
(Guilherme Joaquim de Moniz Barreto – Carta a El-Rei de Portugal, 1893).

 

Evidentemente a modelar conduta de Rondon cooptou o coração e as mentes de seus Oficiais de Engenharia que tão galhardamente seguiram seu exemplo e, não raros, imolaram-se anonimamente ao serviço da Pátria. Não atacaram o inimigo nem tomaram de assalto suas instalações – seu foco era a Missão, estendendo linhas telegráficas ou demarcando os sertões de “brasis ainda sem Brasil”; por vezes sacaram suas armas atirando para o alto – morreriam, e alguns morreram, se fosse preciso mas não matariam nunca nossos aborígenes; foram arrojados e indômitos – enfrentaram as vicissitudes da selva e de seus habitantes hostis; cumpriram bravamente o que lhes foi determinado sem jamais titubear ou contestar as ordens recebidas. Novamente recorremos às palavras do Coronel Amílcar A. Botelho de MAGALHÃES, para apresentar dois destes desconhecidos heróis Capitão Cândido Cardoso e do 2° Tenente Francisco Marques de Souza. Ao reverenciá-los estamos homenageando a todos os heróis anônimos que tombaram nos “ermos sem fim” dos sertões inóspitos lançando linhas telegráficas ou demarcando nossas fronteiras.

 

 

CAPITÃO CÂNDIDO CARDOSO

 

Com a sua energia máscula e a sua habilidade na direção das Praças, o espírito geral reanimou-se e o serviço prosseguiu, embora com sacrifícios inauditos. Pode-se dizer, sem medo de errar, que o trabalho aí foi executado por enfermos; os que pioravam eram substituídos pelos que melhoravam, para que aqueles baixassem à enfermaria do acampamento e aí readquirissem as novas e fraquísimas forças que lhes permitiriam render os companheiros naquele insano labor quotidiano. Não obstante o gigantesco esforço que deles exigia, Cândido Cardoso despertava nos Soldados o desejo de bem servir e muitas vezes, com demonstrações de alegria, prestavam-se eles a prolongar o penoso expediente além das doze (!) horas habituais de serviço! Era um forte, um corajoso soldado, que nunca temera perigos e jamais recuara diante das perspectivas mais assombrosas da fome e da epidemia. O seu vulto enérgico e decidido inspirava confiança. Vitimou-o a sua dedicação pelo serviço e o estoicismo a que se habituara de prosseguir nas tarefas que lhe eram cometidas, embora com a saúde comprometida.

 

PARA MIM, ESTE HEROÍSMO É BEM MAIS NOBRE E BEM MAIS DIFÍCIL, DEMANDA MUITO MAIS ENERGIA E TENACIDADE, DO QUE O HEROÍSMO DO MOMENTO, DE DURAÇÃO EFÊMERA, COMO O QUE REQUER O ATAQUE DE UMA TRINCHEIRA INIMIGA: A PRIMEIRA É UMA TEMERIDADE REFLETIDA, A SEGUNDA, UMA TEMERIDADE QUE SE INCENDEIA COMO A PÓLVORA NEGRA, AO CALOR REPENTINO DO ENTUSIASMO CONTAGIOSO DAS MASSAS, QUE ARRASTAM O HOMEM ÀS MAIORES LOUCURAS. LÁ É O COMANDANTE QUE FASCINA A MASSA COM O SEU ENTUSIASMO VIRIL, AQUI A MASSA QUE ELETRIZA O COMANDANTE, ENVOLVENDO-O NA ONDA MAGNÉTICA DOS HURRAS COMUNICATIVOS...

 

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SEGUNDO-TENENTE FRANCISCO MARQUES DE SOUZA

 

Súbito corta o ar a primeira seta, outra, mais outra... Quer da Ilha, quer da margem, sentem-se os homens acossados pelas taquaras selvagens. Lançando mão da única arma de fogo que ficara no acampamento, Marques de Souza, corajosa e abnegadamente, atira para o ar. Há um grande pânico e a onda silvícola retrocede indecisa. A um segundo disparo, a arma falha, os Índios recuperam a coragem e avançam novamente, desferindo flechadas a torto e a direito. Traído pela carabina, o oficial tenta ainda um supremo recurso: abre os braços, em atitude de amizade, e exclama:

 

Não me flechem!

 

A sua figura, porém, o seu gesto generoso não logram convencer nem comover os aborígenes, que ali encontravam oportunidade de vingar as perseguições com que eram vitimados, há longos anos, pelos seringueiros sem escrúpulo. Marques de Souza é atingido por duas flechas em pleno peito e por uma outra no abdômen. Vendo já morto, ao seu lado, o canoeiro Tertuliano Ribeiro de Carvalho e um outro também bastante flechado, o oficial atira-se na água e tenta nadar, com os seus homens, para as bandas em que se achava a canoa. Graves eram, porém, os ferimentos recebidos e Marques de Souza submerge e é arrastado pela forte correnteza do Rio. E assim acabou a vida do valoroso e digno oficial, que era um dos mais belos ornamentos da Comissão Rondon. (MAGALHÃES)


‒  Fonte: MAGALHÃES, Amílcar Armando Botelho de. Pelos Sertões do Brasil (1928) – Brasil – Rio de Janeiro – Companhia Editora Nacional, 1941.




(*) Hiram Reis e Silva é Coronel de Engenharia, Analista de Sistemas, Professor, Palestrante, Historiador, Escritor e Colunista;
Professor do Colégio Militar de Porto Alegre (CMPA);
Pesquisador do Departamento de Educação e Cultura do Exército (DECEx);
Presidente da Sociedade de Amigos da Amazônia Brasileira (SAMBRAS);
Presidente do Instituto dos Docentes do Magistério Militar – RS (IDMM - RS);
Sócio Correspondente da Academia de Letras do Estado de Rondônia (ACLER)
Membro da Academia de História Militar Terrestre do Brasil – RS (AHIMTB – RS);
Membro do Instituto de História e Tradições do Rio Grande do Sul (IHTRGS);
Colaborador Emérito da Associação dos Diplomados da Escola Superior de Guerra (ADESG).
Colaborador Emérito da Liga de Defesa Nacional (LDN).