"E aqueles que foram vistos dançando foram julgados insanos por aqueles que não podiam escutar a música"
Friedrich Nietzsche

sábado, março 29, 2014

Ukraine: la Russie laisse entrevoir une sortie de crise négociée

TV 5 Monde

Moscou (AFP) - 29.03.2014 16:57 - Par Stuart WILLIAMS avec Dmytro GORSHKOV à Kiev

Vladimir Poutine le 28 mars 2014 au Kremlin à Moscou

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Vladimir Poutine le 28 mars 2014 au Kremlin à Moscou
afp.com - Alexei Nikolsky

voir le zoom : Barack Obama le 29 mars 2014 à son départ de Ryad

Barack Obama le 29 mars 2014 à son départ de Ryad
afp.com - Saul Loeb

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Sergueï Lavrov le 28 mars 2014 à Moscou
afp.com - Yuri Kadbonov

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Vitali Klitschko le 7 mars 2014 à Paris
afp.com - KenzoTribouillard

La Russie a laissé entrevoir samedi la possibilité d'une sortie de crise négociée avec les Occidentaux en Ukraine, passant par une fédéralisation de l'ex-république soviétique, et a exclu toute nouvelle intervention après la prise de la Crimée.

Le Kremlin a confirmé l'appel téléphonique de Vladimir Poutine à Barack Obama, annoncé la veille au soir par la Maison Blanche. Le président russe y a appelé son homologue à étudier "les mesures que peut prendre la communauté internationale pour coopérer en vue d'une stabilisation".

Les deux puissances ont manifestement l'intention d'agir vite. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, de retour d'une visite au Proche-Orient, a annulé son retour à Washington pour prendre la direction de Paris.

"La rencontre a lieu à Paris demain soir", a déclaré aux journalistes la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, ce qu'a confirmé quelques minutes plus tard le ministère russe des Affaires étrangères.

M. Poutine a aussi adressé à M. Obama une mise en garde concernant la situation de la Transdniestrie, région russophone de Moldavie où stationnent des troupes russes. Il a dénoncé un "état de siège de facto" et demandé des pourparlers internationaux.

Cette ouverture intervient après des semaines d'escalade suivant la destitution du président Viktor Ianoukovitch par des pro-européens et le rattachement de la Crimée à la Russie, entraînant une confrontation inédite depuis la Guerre froide entre Moscou et les Occidentaux et l'application de sanctions américaines et européennes visant de hauts responsables russes.

Vendredi encore, Barack Obama s'en était pris de manière très dure à Vladimir Poutine, l'accusant de "rancune au sujet de ce qu'il considère comme la perte de l'Union soviétique" et lui enjoignant de retirer ses troupes massées à la frontière ukrainienne.

- fédéralisation "pas un mot tabou" -

Kiev craint que la Russie n'en reste pas là et intervienne désormais dans la partie orientale de l'Ukraine, majoritairement russophone et agitée par des manifestations séparatistes ces dernières semaines.

Samedi, Sergueï Lavrov a fermement démenti tout projet en ce sens et laissé entrevoir "une initiative commune" proposée aux Ukrainiens.

"Nous n'avons aucune intention ni intérêt à traverser la frontière de l'Ukraine", a indiqué le chef de la diplomatie russe sur la télévision publique russe. Le ministre a demandé en revanche qu'en vue d'une sortie de crise, "le travail soit collectif" et que "les excès cessent" de la part des contestataires qui ont destitué Viktor Ianoukovitch.

"Nos points de vue se rapprochent", a-t-il insisté.

Quels seraient les contours d'un règlement international? Sergueï Lavrov a donné une piste en évoquant une "fédéralisation" de l'ex-république soviétique, "exigence des régions du Sud et de l'Est".

L'idée d'une "décentralisation" a déjà été évoquée par certains diplomates occidentaux et la France s'y est dite favorable afin d'apaiser les tensions qui règnent dans ces régions très proches culturellement et économiquement de la Russie. Elles craignent de pâtir de l'orientation pro-européenne des autorités en place à Kiev depuis la fuite de M. Ianoukovitch fin février.

- Porochenko favori -

Mais un tel scénario risque de se heurter à une fin de non recevoir à Kiev après l'humiliation subie en Crimée et au moment où la bataille pour l'élection présidentielle du 25 mai s'accélère.

Les prétendants ont jusqu'à dimanche soir pour s'enregistrer auprès de la commission électorale et les principaux partis ont investi samedi leur candidat.

Le favori des sondages, le député et milliardaire Petro Porochenko, a reçu un soutien de poids: celui de l'ex-champion de boxe Vitali Klitschko, qui renonce à être candidat à la présidence pour tenter d'arracher la mairie de Kiev.

"Le pays se trouve en état de guerre, une partie de son territoire est occupée. Dans une telle situation, l'Ukraine a besoin d'unité et c'est ce que nous avons démontré aujourd'hui", a déclaré M. Porochenko, seul oligarque à avoir ouvertement soutenu le mouvement de contestation pro-européen du Maïdan.

Il apparaît comme une personnalité de compromis: il a été ministre des Affaires étrangères entre 2009 et 2010 sous le président pro-européen Viktor Iouchtchenko, puis ministre de l'Economie en 2012 sous Viktor Ianoukovitch.

La campagne s'annonce rude après l'officialisation de la candidature de la redoutable ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, qui à 53 ans semble décidée à prendre sa revanche après avoir été battue par M. Ianoukovitch, son ennemi juré depuis la Révolution orange de 2004.

"Si vous m'accordez votre confiance, en tant que présidente d'Ukraine, je ne donnerai plus la possibilité à l'agresseur de prendre un centimètre de terre ukrainienne sans combat", a martelé la "Dame de fer" ukrainienne, adoubée par son parti Batkivchtchina (Patrie) lors d'un Congrès en plein air, sous un ciel bleu, dans le centre de la capitale.

Le Parti des régions, majoritaire au Parlement mais désormais laminé dans l'opinion, a apporté son soutien à l'ex-gouverneur pro-russe de Kharkiv, Mikhaïlo Dobkine, qui dispose selon le journal Dzerkalo Tyjnia du soutien de l'homme le plus riche d'Ukraine, l'influent Rinat Akhmetov. Il a exclu au passage le plus célèbre de ses membres: Viktor Ianoukovitch.

Fièvre hémorragique: la Guinée tente toujours d'enrayer la propagation

TV 5 monde

Conakry (AFP) - 29.03.2014 15:32 - Par Mouctar BAH

L'hôpital Donka de Conakry le 27 mars 2014

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L'hôpital Donka de Conakry le 27 mars 2014
afp.com - Cellou Binani

voir le zoom : Carte de Guinée où des cas d'Ebola se sont déclarés et des pays voisins

Carte de Guinée où des cas d'Ebola se sont déclarés et des pays voisins
afp.com - P.Deré /K.TIan/G.Handyside

La Guinée et ses partenaires poursuivaient samedi leurs efforts pour enrayer la propagation de l'épidémie de fièvre hémorragique virale, dont des cas d'Ebola, avec l'appui de l'Union européenne qui va donner 500.000 euros pour aider à contenir la maladie.

La fièvre touche également le Libéria et la Sierra Leone, et, samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée.

A Conakry, la capitale qui avait été épargnée jusqu'à cette semaine, huit cas de fièvre hémorragique, dont un mortel, ont été déclarés depuis jeudi, tous positifs au test du virus Ebola, selon un rapport du ministère guinée de la Santé et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Selon les derniers chiffres communiqués vendredi soir par le ministère guinéen de la Santé et l'OMS, au total "111 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 70 décès" ont été enregistrés depuis janvier, "soit un taux de létalité de 63%". Le précédent bilan était de 103 cas dont 66 morts.

La grande majorité des cas ont été enregistrés dans des villes et régions du sud de la Guinée, considéré comme le foyer de l'épidémie, particulièrement Guéckédou (51 décès sur 73 cas) et Macenta (12 décès sur 22 cas). La fièvre hémorragique est aussi apparue à Dabola (centre), où un cas mortel a été signalé, sans que son origine soit précisée.

Jusqu'à vendredi, les échantillons prélevés sur 45 des cas suspects avaient été examinés, dont 19 se sont révélés positifs au virus Ebola. L'origine des autres cas n'a pas été précisée.

A ce bilan guinéen, s'ajoutent huit cas suspects - dont six mortels - de fièvre hémorragique virale au Liberia et six cas suspects - dont cinq mortels - en Sierra Leone, selon l'OMS.

Samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée "jusqu'à nouvel ordre", en raison de la présence de la fièvre Ebola, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur rapporté par l'agence officielle APS.

La mesure concerne les points de passage dans les régions de Kolda (sud) et Kédougou (sud-est), zones en temps normal très fréquentées par des commerçants et forains, surtout durant un marché hebdomadaire rassemblant des milliers de personnes des deux pays et d'autres Etats voisins.

- 'Une sérieuse menace' -

Vendredi, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) regroupant quinze pays dont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, avait appelé la communauté internationale à l'aide, en se disant "fortement préoccupée" par l'épidémie qui représente "une sérieuse menace régionale".

L'Union européenne (UE) a débloqué vendredi 500.000 euros "pour aider à contenir la propagation du virus, qui peut tuer jusqu'à 90% de personnes atteintes, en Guinée et dans les pays voisins", selon un communiqué transmis à l'AFP par son bureau régional pour l'aide humanitaire et la protection civile (Echo) basé à Dakar.

Cette aide sera utilisée par Médecins sans frontières (MSF) notamment "pour la gestion clinique, comprenant l'isolement des malades et un soutien psychosocial, la recherche de cas suspects ainsi que la formation et l'approvisionnement d'équipement de protection individuel pour les professionnels de santé".

Depuis plusieurs semaines, des organisations guinéennes et étrangères dont l'OMS et MSF s'activent sur le terrain pour enrayer la propagation de l'épidémie, particulièrement dans le Sud, son épicentre.

A Conakry, ville de quelque deux millions d'habitants et en grande partie insalubre, l'inquiétude demeurait au sein de la population face à l'Ebola, d'autant qu'il n'existe aucun vaccin ni remède contre ce virus.

Une employée de banque a indiqué s'être armée de chlore et d'eau de Javel, qu'elle utilise "chaque fois (qu'elle) serra la main d'un collègue". Elle a aussi demandé temporairement à ses enfants de ne pas aller à l'école.

Le virus Ebola tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo où il a été repéré pour la première fois en 1976.

Il a tué 1.200 personnes pour 1.850 cas avérés au cours des épidémies les plus graves qui ont touché l'Afrique centrale, mais c'est la première fois qu'une épidémie de l'ampleur de celle qui affecte la Guinée a lieu en Afrique de l'Ouest.

quinta-feira, março 27, 2014

A Ásia não ‘isolará’ a Rússia

Tlaxcala: 27/03/2014

Pepe Escobar

Traduzido por  Coletivo de tradutores Vila Vudu

Qualquer dúvida (burocrática) sobre a Nova Guerra Fria em curso teria sido apagada pela emissão, pelo Grupo dos 7 de uma pomposa autobatizada “Declaração de Haia”.[1] Abandonem todas as esperanças os que ainda esperassem que Haia se convertesse em Tribunal para julgar os crimes de guerra do governo Cheney.

O G-7 também cancelou o próximo encontro de verão em Sochi, como ‘castigo’ aplicado a Moscou, por causa da Crimeia. Como se fosse medida que tivesse algum valor prático. O ministro de Relações Exteriores da Rússia Sergei Lavrov respondeu com classe: se não nos querem, temos coisas mais importantes a fazer.[2] Não há quem não saiba que o G-7 não passa de balcão inócuo, autopromovido, de conversa fiada. O locus no qual as questões geopolíticas e geoeconômicas cruciais ganham tração, muito mais representativo do mundo real chama-se G-20.
A Declaração de Haia vem completa, incluso o beijo da morte: “O Fundo Monetário Internacional tem papel central no esforço internacional para a poiar a reforma na Ucrânia, reduzir as vulnerabilidades ucranianas, e melhor integração do país como economia de mercado no sistema multilateral”. É linguagem-código para: “esperem só até o ajuste estrutural começar a doer”.
E também haverá “medidas para estimular o comércio e fortalecer a segurança energética” – linguagem-código para: “vamos destruir a indústria de você” e “não estamos nada, nada, nada animados para pagar as contas-gigantes que vocês devem à Gazprom”.

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Tudo isso em torno de um suposto encontro sobre segurança nuclear nos Países Baixos, onde o presidente dos EUA Barack Obama, no Rijksmuseum, em frente ao quadro “Ronda Noturna”,[3] de Rembrandt não se cansou de repetir “o apoio de Washington ao governo da Ucrânia e ao povo ucraniano”. Os mercenários do quadro de Rembrandt nunca viram tal coisa, em toda sua longa gloriosa vida! Afinal, ser nazista pode ser bom negócio: é só o nazista estar no governo certo, contra o governo certo e ser nazista plenamente aprovado pela superpotência.

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O rei Willem-Alexander ofereceu suntuoso jantar aos membros da reunião de cúpula da segurança nuclear no Palácio Real Huis ten Bosch, em Haia –, depois que Obama reuniu-se com o presidente chinês Xi Jinping, reunião na qual NÃO conseguiu convencê-lo a “isolar” a Rússia. Mais tarde, confirmado o fracasso na tentativa de ‘seduzir’ Jinping, a Casa Branca acrescentou que, dado que a Rússia continua a violar “flagrantemente” a lei internacional, “não há necessidade de que a Rússia engaje-se com o G-7”. Claro que se a Rússia de repente começar a fazer sua própria guerra dedrones na Ucrânia, sim, sim, com lista-de-matar e tudo, então, sim, estará plenamente qualificada.

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Trata-se sempre da OTAN

O Senado dos EUA – cada dia com números mais soberbos de popularidade – conseguiu a muito custo preparar ao terreno para debater um empréstimo de US$1 bilhão para os mudadores de regime em Kiev, mais $150 milhões em ajuda incluindo “países vizinhos”. Paga 15 dias de contas da Ucrânia.
Entrementes, no departamento de fatos em campo na vida real, a Crimeia não tardará a florescer – turismo inclusive – e pode vir a tornar-se até “zona econômica especial”.
[4] Habitantes do Khaganato dos Nulands do agrobusiness-FMI logo verão, com seus próprios olhos, os resultados.
Prossegue cada dia mais histérica a histeria da OTAN, que teme que a Rússia invada tudo e todos que haja nos arredores, mais tardar amanhã mesmo – não esqueçam: Os Russos estão Chegando!
[5]Observadores independentes, entre os quais se inclui esse The Roving Eye, sempre disseram que se trata sempre de OTAN, não da União Europeia.[6]
Desde os dias de go-go da era Bill Clinton, a OTAN foi sempre expandida na direção das portas da Rússia. Em termos gráficos, é o processo do avanço hegemonista dos EUA sobre a Europa: a OTAN ‘anexou’ a Europa Oriental antes, até da União Europeia. E até alguns dos mais certificados Guerreiros da Guerra Fria pró EUA, como Paul Nitze, sempre disseram que se tratava de desnecessária, perigosa provocação contra a Rússia.
Pouca gente lembra como “Bubba” Clinton, para assegurar que Boris Yeltsin alcoólatra em fase terminal fosse reeleito em 1996, adiou por um ano a expansão da OTAN. Depois, a expansão foi turbinada, com a OTAN travestida de Robocop global –, dos Bálcãs à intersecção de Ásia Centra e sul da Ásia, e ao Norte da África.
O bombardeio humanitário da OTAN contra a Iugoslávia – 36 mil ataques; 23 mil bombas e mísseis – cujo 15º aniversário é ‘celebrado’ essa semana, codificou as novas realidades. A OTAN jamais teve algo a ver com defesa: sempre foi cão de ataque (transformer) multiletal. Foi o epítome da guerra limpa; guerra-relâmpago, blitzkrieg, sem baixas. E foi totalmente legitimado por causa dos ‘direitos humanos’ à soberania nacional. Era o imperialismo humanitário em formação, abrindo caminho para a “responsabilidade de proteger” e a destruição da Líbia.
Moscou sabe muito bem dos alinhamentos do monstro neobárbaro junto às suas portas, no formato de bases da OTAN na Ucrânia – pressupondo que os mudadores de regime em Kiev permaneçam no poder. E a resposta deles nada tem a ver com “agressão por Putin”. Nem com alguma suposta “Doutrina Medvedev”, com a Rússia expandindo para todos os lados, teoricamente, sua proteção militar. Como se a Rússia fosse começar de repente a “ameaçar” seus interesses comerciais no Cazaquistão, Quirguistão, Turcomenistão, Tadjiquestão ou Mongólia. O que a Casa Branca chama de “a comunidade internacional” – mal e mal os G-7, mais alguns sabujos europeus – absolutamente jamais admitiriam tal coisa.
A Ásia, por outro lado, identifica claramente o movimento. China, Japan e Coreia do Sul, para começar, identificam a Rússia a suprimento estável de petróleo e gás e muitos outros negócios. Mesmo considerando que Japão e Coreia do Sul não passam, essencialmente, de protetorados dos EUA, nada seria mais anacrônico, pelas contas deles, que alguma nova Guerra Fria provocada pelo ocidente.
A Ásia absolutamente não “isolará” a Rússia – e asiáticos e russos sabem disso, tanto quanto a Casa Branca vive surto de cegueira histérica. A abstenção de Pequim na votação pela “condenação” de Moscou no Conselho de Segurança da ONU – aquele clube de política de bedéis de escola zangadinhos –, é estilo Deng Xiaoping clássico, de “mantenha perfil discreto”. China e Rússia são parceiros estratégicos e ambos trabalham pela emergência de um mundo multipolar. Para nem falar da rejeição total, por Putin, contra as tais ‘revoluções’ coloridas à moda EUA e operações de mudação de regimes –, além daquela operação “pivotear-se-para-cercar” a Ásia.
Ah, ser uma mosquinha regulada pela União Europeia, bem ali, na parede da sala em Haia onde conversavam Xi, o cool,  e Obama, a pivotear-se em torno de si mesmo.

Notas

[1] http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-14-82_en.htm?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

[2] 24/3/2014, “Russia not clinging to G8 if West does not want it - Russian FM”, Rússia Today, http://rt.com/news/lavrov-g8-crimea-kerry-933/

[3]  O título original do quadro é “O Regimento de Frans Banning Cocq e Willem van Ruytenburch” e nada tem de “ronda ou vigia noturna”: mostra Frans Banning Cocq (milionário dono de milícias mercenárias) e Willem van Ruytenburch, comandante dos mercenários, com todos os soldados mercenários em traje de gala (ou passeio=. Mais sobre o quadro, em http://www.rembrandtpainting.net/rembrandt's_night_watch.htm). Melhor pano de fundo, para Obama, impossível [risos, risos] NTs.

[4] 24/3/2014, “Crimeia to become Russian special economic zone-Medvedev”, Russia Today,http://rt.com/business/crimea-russia-economic-zone-793/

[5]http://www.imdb.com/title/tt0060921/

[6] 24/3/2014,Por que a União Europeia não anexará a Ucrânia”, Russia Today

Por que a União Europeia não anexará a Ucrânia

Tlaxcala: 27/03/2014

Pepe Escobar

Traduzido por  Coletivo de tradutores Vila Vudu

A nova Ucrânia de “Yats”, Tyahnybok e Yarosh assinou, na maior correria, os itens políticos de um acordo de associação com a União Europeia (EU) em reunião em Bruxelas, na 6ª-feira passada.

European Council president Herman Van Rompuy (R) exchanges documents with Ukrainian Prime Minister Arseniy Yatsenyuk during the signing of the political provisions of the Association Agreement with Ukraine at the EU headquarters in Brussels on March 21, 2014 on the second day of a two-day European Council summit. (AFP Photo)

Nada menos de 30 burocratas (nomeados, não eleitos) da UE também assinaram o documento, entre os quais o presidente do Conselho Europeu Herman Van Rompuy e o presidente da Comissão Europeia (CE) Jose Manuel Barroso.

É o mesmo negócio que o ex-presidente Viktor Yanukovich decidira rejeitar em novembro passado – rejeição que, na sequência, levou aos protestos na praça Maidan, a um putsch apoiado pelos EUA apesar de recheado de atores fascistas e neonazistas, o que levou Moscou a assumir o controle da Crimeia sem disparar um tiro.
Assim, em teoria, é o negócio que deu início a tudo. Essa não-entidade sem cara, ao estilo de Magritte, que atende pelo nome Van Rompuy, disse que “reconhece as aspirações do povo da Ucrânia, que quer viver em país governado por valores, por democracia e sob o império da lei.”
Muita calma nessa hora. Contenham os cavalos (mongóis). Como mostra a história, “democracia” e “império da lei” nada têm a ver com o governo dos mudadores-de-regime, do Setor Direita ou do Partido Svoboda em Kiev.
Yanukovich rejeitou o negócio com a UE por duas razões essenciais: (1) o negócio destruiria a indústria ucraniana (abrindo a porta à invasão por produtos ocidentais e o saque dos ricos solos agricultáveis da Ucrânia, pelo agronegócio ocidental); e (2) o negócio forçaria a Ucrânia a obedecer aos protocolos militares da OTAN.
O que foi assinado na 6ª-feira não é o xis da questão; é só uma integração comercial (leia-se: “Agora, podem saquear a Ucrânia”). A UE deixou a parte essencial para depois. Antes, o FMI terá de polir os detalhes mais mortíferos de próximo “ajuste estrutural”. Mas o Conselho Europeu já está prometendo
[1] um jardim de rosas.

Trata-se, sempre, da OTAN

‘Especialistas’ acadêmicos e midiáticos em surto histérico repetem, 24 horas por dia, sete dias por semana, que, amanhã cedo, a Ucrânia já estará integrada à União Europeia (já praticamente em bancarrota). Nada disso. O negócio final não passará de um acordo de associação; depois, ainda haverá estrada longa e sinuosa até o país ser admitido na UE (admissão que, por falar dela, a maioria absoluta dos estados-membros da UE não querem).
O artigo 7.2. do acordo de associação determina que a Ucrânia terá de submeter-se à política externa e de segurança comum (PESC) [orig. common foreign and security policy (CFSP)] e à política europeia de segurança e defesa (PESD) [orig. European security and defense policy (ESPD). As condições podem ser lidas nos próprios documentos.
[2]
Essa obscura – inclusive para muitos europeus – PESD é, nada mais nada menos, que o pilar europeu chave da OTAN. Tradução: ali se detalha o modo como a União Europeia é e permanece subordinada aos EUA (que controlam a OTAN). Por exemplo: a UE só pode agir em algum determinado caso DEPOIS de a OTAN decidir não agir. Além disso, o acordo de março de 2003 +Berlim[3] permite que a União Europeia use maquinário e softwares da  OTAN para operações militares, se e somente se a OTAN declinar de usá-los.
Tudo isso significa, essencialmente, isso sim, que a Ucrânia já está com o pé na estrada na direção de ser legalmente subordinada ao projeto da OTAN. Como outros analistas independentes, também tenho escrito, desde o início, que todo esse drama geopolítico visa, em primeiro lugar e sobretudo, à anexação da Ucrânia pela OTAN, não por alguma União Europeia.


O pervertido caso de amor entre OTAN e Ucrânia começou no início dos anos 2000s. Depois de muito discutir-a-relação, ficou resolvido que OTAN-sim ou OTAN-não seria algum dia votado em referendo nacional. No encontro de Bucarest em 2008, a OTAN abriu os braços: declarou que a Ucrânia poderia vir e unir-se, no instante em que cumprisse as exigências. Em 2010 Yanukovich anunciou que a Ucrânia mudara de ideia, que perdera o interesse. Mesmo assim, a Ucrânia foi mantida como membro muito forte de uma Parceria para a Paz [orig. Partnership for Peace (PfP)], iniciativa da OTAN.[4]
Não surpreende que a OTAN esteja agora fazendo horas-extras no serviço de vender ao mundo a noção de que a Ucrânia está(ria) “sob ameaça” – e que deve unir-se “à aliança” o mais rapidamente possível. O secretário-geral da OTAN – aquele espantosamente medíocre poodle dos EUA, Anders Fogh Rasmussen – disse que estaríamos vivendo hoje a mais grave ameaça à segurança da Europa desde o fim da Guerra Fria: “Esse é o toque de despertar. Para a comunidade euro-atlântica. Para a OTAN. E para todos que se sintam comprometidos com uma Europa una, livre e em paz.”
Esqueceu de acrescentar: uma Europa livre e pacificamente submetida ao Pentágono.
O principal comandante militar da OTAN – não surpreendentemente, é norte-americano –, o general Philip Breedlove, anda espalhando por aí a ‘notícia’ de que a Rússia teria reunido força militar “muito, muito, muito considerável e muito, muito, muito pronta” nas fronteiras leste da Ucrânia. Moscou nega e repete que todos esses soldados lá estão conforme os exatos termos de acordos internacionais.
[5]
Alguém, é claro terá de ceder. O ministro de Defesa da Rússia, general Sergey Shoigu conversou pelo telefone com Chuck Hagel, el supremo do Pentágono. Estão discutindo uma “desescalada das tensões”. Mas parece que burocratas e políticos da União Europeia e empregados da OTAN não foram informados.

Agora... será a vez da Transdnístria?[6]

A conversa da imprensa-empresa ocidental e dos ‘especialistas’ midiáticos na UE é que o incansavelmente demonizado presidente Putin deseja(ria) “desestabilizar” a Ucrânia e criar uma esfera de influência russa no sul e leste da Ucrânia até Odessa. Claro. Oh yes. E quer também anexar a Transdnístria.
Nada disso. De fato, foi o presidente do parlamento da Transdnístria, Mikahil Burla, quem pediu que Moscou incorporasse à Federação Russa a região de língua russa, no oeste da Moldávia. Afinal de contas, já em 2006, 97,2% dos que votaram em referendo então realizado declararam exatamente o mesmo desejo. Qual é o problema?
O problema é que a Moldávia – exatamente como aconteceu à Ucrânia – está às vésperas de assinar um acordo de associação e livre comércio com a União Europeia. E a Transdnístria (como, há poucos dias, a Criméia) não quer ser incluída no tal acordo.
Falta agora ver como a UE – essencialmente mediante o FMI – conseguirá ‘salvar’ a monstruosamente falida economia ucraniana. Um acordo de associação só tornará as coisas ainda piores e mais sombrias para os ucranianos médios. Venha o dinheiro que vier para Kiev, virá necessariamente condicionado a fatídicas cláusulas de ‘austeridade’.
Moscou não precisa “anexar” ou “invadir” coisa alguma. Moscou só precisa recostar-se à poltrona, relaxar e assistir aos movimentos do ocidente que tenta gerir a confusão monstro que o próprio ocidente criou. Exceto a retórica metida a feroz da OTAN e o papel assinado em Bruxelas na 6ª-feira, que não é importante, há poucos sinais de que os EUA (perdidos eles mesmos na confusão de tantos ‘pivôs’ que inventaram, para lá e para cá) e uma depauperada União Europeia terão capacidade, habilidade e disposição para cumprir o difícil trabalho de apoiar sem interrupção o governo dos mudadores-de-regime em Kiev.
Todos esses 15 anos que transcorreram depois que a OTAN bombardeou
[7] a ex-Iugoslávia – levaram a surto serial de mudação de regimes; à balcanização do país; e a um “grande prêmio” (Kosovo convertido em Mafialândia; e a principal instalação imobiliária do país, “Camp Bondsteel”, item chave do Império Norte-americano de Bases). Agora, Rasmussen quer na Ucrânia um replayda OTAN na Iugoslávia?! Só imbecis entram correndo onde até os anjos temem tropeçar. A Rússia não é o Kosovo.

Notas

[1]http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/141707.pdf

[2]http://ec.europa.eu/enlargement/policy/conditions-membership/index_en.htm ehttp://ec.europa.eu/enlargement/policy/conditions-membership/chapters-of-the-acquis/index_en.htm

[3]http://eeas.europa.eu/csdp/about-csdp/berlin/index_en.htm

[4] http://www.nato.int/cps/en/natolive/topics_50349.htm

[5] http://rt.com/news/russia-troops-limit-border-673/

[6] “Transdnístria”, “região além do rio Dniester” (mais em http://pt.wikipedia.org/wiki/Transn%C3%ADstria) [Nts].

[7] http://www.counterpunch.org/2014/03/21/ukraine-and-yugoslavia/

O SCRIPT UCRANIANO NA VENEZUELA BOLIVARIANA

resistir info

Três generais da Força Aérea Venezuelana acabam de ser detidos por conspirarem um golpe de estado. Foram entregues a Tribunais Militares, nos termos da lei e da Constituição Bolivariana. Este episódio significa que o imperialismo conseguiu comprar alguns militares de alta patente. Mas significa também que a Revolução Bolivariana e suas Forças Armadas estão vigilantes, pois os conspiradores foram denunciados por outros oficiais. Na Ucrânia o imperialismo gastou (confessadamente) cinco mil milhões de dólares para desestabilizar o país e promover o golpe de estado. Quanto não terá gasto já na Venezuela? O script da desestabilização da Ucrânia está a ser seguido ao pé da letra na Venezuela Bolivariana. Contratação de mercenários, sabotagem económica, destruição de bens públicos, utilização de marginais, grupos fascistas e terrorismo. O assassinato de 35 soldados da Guarda Nacional Bolivariana, 21 deles por armas de fogo, mostra que – tal como na Ucrânia – o imperialismo já recorre a franco-atiradores (snipers). Há uma tentativa clara das agências imperialistas (CIA, NDE, etc) de levar o país à guerra civil. O espectro da intervenção militar directa do imperialismo é uma realidade. A Revolução Bolivariana terá de defender-se com mão dura se não quiser ter o mesmo destino da Ucrânia. A diferença entre a Venezuela e a Ucrânia é que a primeira tem um governo digno, patriota, revolucionário e com apoio do povo, ao passo que a Ucrânia não tinha. Por isso a Venezuela Bolivariana tem condições de vencer.

Os cabelos na Coreia do Norte e o viral que mereceu Jornal Nacional

luís nassif - qui, 27/03/2014 - 20:05

Michel Arbache do Portal Luís Nassif

Os cabelos da Coréia do Norte e a falência do jornalismo

Receita prática e rápida de jornalismo barato: pegue uma notícia esdrúxula numa agência de notícias qualquer, adicione uma dose generosa de pimenta sensacionalista, bata tudo no liquidificador e sirva, sem filtrar, para que os desavisados saiam por aí papagaiando para ajudar a mídia a vender mais notícia barata. A última foi o que a mídia nacional noticiou, ou, ecoou: “homens são obrigados a usar o mesmo corte de cabelo na Coréia do Norte”. Quando vi tal notícia no telejornal mais visto do Brasil, eu, escaldado pela gloriosa velha mídia, comentei com quem assistia comigo: quer apostar que essa notícia é falsa? Fui à internet e não deu outra: não há confirmação alguma sobre a veracidade da notícia, que partiu da BBC.

O curioso é que a senha para o desmonte do factoide está na própria notícia disponível no site da BBC, na base da malandragem da “uma fonte ouvida”; ou: “há relatos conflitantes”. Bom, essa coisa de “fonte”, a vaca sagrada do jornalismo (para o bem ou para o mal), é tão confiável como aquela fofoca que você ouviu a respeito do seu chefe a partir do relato do seu colega, que ouviu do vizinho, que ouviu do amigo de um primo que é muito amigo do irmão do chefe. Tudo fonte fidedigna, claro, não importa que você não tenha entendido bulhufas sobre a engenharia da rede de informação do colega.

Voltemos aos cabelos da Coréia do Norte. Pesquisando um pouco mais, você descobre que alguns poucos - porém criteriosos -  informativos desconfiam da tal notícia. O jornal israelense Haaretz, por exemplo, lembra que as extravagâncias do líder norte-coreano Kim Jong-un e mais as dificuldades de se verificar a veracidade da notícia num regime fechado como a Coréia do Norte, dá margem a toda sorte de “criatividade jornalística”.  O que existiria de fato – segundo relatos, frise-se – seria uma campanha na Coréia do Norte para que os homens não usem cabelos compridos. E só. Tal informação teria surgido em 2008 quando o jornal japonês (epa!) Mainichi Shimbun, sem citar fontes críveis, teria noticiado que Kim Jong-il (pai de Kim Jong-un), que adorava basquete, teria torcido o nariz ao ver jogadores de um time norte-coreano de cabelos compridos. “Isso é time de homens ou de mulheres?” - teria comentado o ex-líder norte-coreano, falecido em 2011. Logo após aquele jogo de basquete, o governo teria espalhado avisos (ninguém sabe informar se é proibição ou orientação) em locais de trabalho para que homens evitassem usar cabelos compridos. Em seguida, um viral na internet passou a espalhar a “notícia” que a Coréia do Norte havia liberado apenas 28 tipos de cortes de cabelos – 14 para homens e 14 para mulheres; a “Radio Free Ásia”, que é bancada pelos EUA (epa! epa!), fala em 10 cortes para homens e 18 para mulheres. Uma pequena divergência ante um contexto tão idôneo, criterioso e relevante com que o jornalismo ocidental presenteia a humanidade, não?!

Moral da história: com dez minutos de pesquisa na internet, foi fácil para um usuário de computador verificar o contraditório que afronta o factoide. Se a velha mídia – com toda sua estrutura (financeira, humana, estrutural e técnica) – é incapaz, ou melhor, não faz questão alguma de verificar isto, é sinal que, para a indústria da informação, a verdade factual se tornou, há um bom tempo, subproduto descartável ante a facilidade de se inventar, manipular e vender uma notícia turbinada para ficar atraente. E se o jornalismo irresponsável tem tal facilidade é porque sabe que, na outra ponta, a maioria das pessoas acatará como verdade – esmagando a minoria com senso crítico que ainda teima em prezar o bom jornalismo e gritar por ele.

Fontes:

Matéria na BBC:

http://www.bbc.com/news/blogs-news-from-elsewhere-26747649

Matéria ecoada pelo Jornal Nacional, da Globo:

http://g1.globo.com/jornal-nacional/noticia/2014/03/homens-sao-obri...

Haaretz questiona a notícia:

http://www.haaretz.com/news/features/1.582231

A DIFERENÇA ENTRE AZEREDO E DIRCEU

conversa afiada - Publicado em 27/03/2014

 

Se o Azeredo é cidadão comum e o STF não pode julga-lo, por que julgou o Dirceu, que não tinha privilegio de foro ?
Por que julgou o Duda Mendonça ?
Por que o Genoino não pode ir pra casa ?
Por que o Dirceu não pode ir trabalhar.
Porque o PT ganha eleição e não governa.
Clique aqui para ver como o PT ajudou a condenar Dirceu, Delubio, Genoino e Joao Paulo .
Bem feito : quem manda não fazer a Ley de Medios ?

Navalha

O presidente Barbosa foi o único voto contra Azeredo.

Considerou que a renuncia de Azeredo ao mandato de deputado federal não passou de um “ardil”.

Ardil foi não desmembrar a ação do Mensalão do PT e levar todo mundo para a última instância.

Além de estabelecer que Dirceu tinha o domínio do fato de uma inexistente quadrilha.

Ardil foi interromper a carreira de três presidentes do PT e de um presidente da Câmara, do PT.

Mais do que um ardil o julgamento do PT foi de exceção.

E, por isso, será revisto na Corte da OEA.

Paulo Henrique Amorim

 

Barbosa, apesar de toda a crítica da esquerda “cor de rosa” se manteve coerente. Buscou o mesmo padrão de julgamento para o mensalão tucano, já os demais…

Esse tipo de situação serve para demonstrar as ideias e ideologias que movem cada um.

terça-feira, março 25, 2014

Nestor Makhno: o cossaco anarquista ucraniano e a batalha pela Ucrânia, 1917-1921

darussia.blogspot - 24 março 2014

PUBLICADA POR 




Texto enviado pelo leitor Pippo
"Das variadas, violentas e por vezes grandiosas figuras revolucionárias ou reaccionárias, dramáticas, heróicas e/ou tirânicas da Guerra Civil Russa de 1917-1921, talvez nenhuma seja tão polémica ou infame como o anarquista-camponês ucraniano tornado revolucionário e senhor da guerra de guerrilha “Batko" ( Pai) Nestor Makhno (1889 - 1934). Makhno é referido como “o cossaco d a Anarquia " e foi chamado de "o bandido que salvou Moscovo" durante a Guerra Civil Russa devido à incansável campanha de actividades insurgentes e de guerrilha que ele perpetrou contra uma diversidade de inimigos entre 1917-1921 .
A influência e o impacto da grande cultura da guerrilha e dos cavaleiros insurgentes não pode ser menosprezada no que diz respeito à Guerra Civil Russa e aos correspondentes conflitos  de 1917 a 1023. Ainda que essencialmente fossem bandidos , alguns casos houve em que estas unidades faziam parte de forças militares legítimas, fossem elas “Vermelhas”, “Brancas”, revolucionárias ou reacionárias, anarquistas ou nacionalistas, todas eram um produto da cultura russa da turbulência sócio -económica e cultural da queda do velho regime imperial russo.
Makhno e a sua facção anarquista Makhnovista eram revolucionários por doutrina e contudo também eram contra-revolucionários e anti-reaccionários. Obviamente, também eram anti- monárquicos e anti- imperialistas. Makhno e seus homens acenaram a bandeira negra do anarquismo e os seus exércitos lutavam contra aqueles que oprimiram ou que poderiam vir a oprimir os povos camponeses da Ucrânia. Devido à sua postura militante, semi-colectivista e anarquista, os makhnovistas destacaram-se de entre os vários exércitos, movimentos e facções políticas que se desenvolveram não apenas na Ucrânia a partir de 1917-1920 , mas em todos os cantos da Rússia e da Europa Central e também em partes da Ásia durante o mesmo período .
O início da vida de Makhno , na Ucrânia , durante e depois da Primeira Guerra Mundial
Um herói para alguns, hoje, e quase uma espécie de herói popular, Nestor Makhno  nasceu em 1889, permanecendo durante os seus anos de formação nas áreas de Guliai Polye, na Ucrânia, parte do Império Russo, sendo um lavrador e mais tarde operário. Nesta época, a Ucrânia tinha grande importância para a produção económica da Rússia , sendo chamada de " celeiro da Europa Oriental". A Ucrânia tinha sido estabelecida com base no trabalho árduo dos ucranianos que trabalhavam os vastos latifúndios do sul do Império Russo do Tzar .
Com a idade de 17 anos, Makhno tinha partido para a cidade no auge da Revolução de 1905 , que acabaria por abalar os alicerces do antigo Império Russo. A Rússia tinha perdido a guerra  Russo -Japonesa de 1904-1905, o seu povo exigiu ter uma palavra a dizer no governo e um fim aos seus sofrimentos colectivos. Manifestando-se nas ruas de São Petersburgo , em Janeiro , a classe pobre e média russa foi recebida com balas imperiais e sabres cossacos. Logo depois, aqueles que tinham sobrevivido à guerra voltaria do Extremo Oriente mas entretanto a Revolução findou.
Depois de ter sido preso em 1908 por ser membro de uma célula revolucionária/anarquista ( o serviço pode ou não pode ter provocado o assassinato de um político local) Makhno passou oito anos numa prisão de Moscovo antes de sua libertação, em 1917, sob o perdão concedido aos prisioneiros políticos sob o novo Governo Provisório de Georgy Lvov e depois Alexander Kerensky. Makhno deixou a Rússia e voltou para a Ucrânia, um revolucionário e anarquista ainda mais endurecido do que o tinha sido em 1905.
Voltando a Gulia Polye, Makhno ficou surpreendido ao ver que a sua cidade natal tinha se transformado num foco de actividade revolucionária . Mesmo antes do Tratado de Brest- Litovsk de Março de 1918, que permitiu que os exércitos austro-alemãs ocupassem a Ucrânia, Makhno organizou sindicatos para proteger  os camponeses e punir os odiados kulaks (latifundiários). Os kulaks , muitos dos quais eram menonitas alemães leais ao Tzar ou austro-húngaros, foram mais odiados pelos ucranianos por causa de seu estatuto social e , por vezes, o mau tratamento dado aos agricultores ucranianos durante o séc. XVIII e inícios do séc. XIX. Outros latifundiários e colonos menonitas foram alvo de represálias de revolucionários e anti- revolucionários, incluindo as atrocidades cometidas pelo exército de Makhno .
Imediatamente após Brest- Litovsk , Pavlo Skoropadsky (1873 - 1945) , um ex- oficial de cavalaria tzarista, foi instalado como Hetman, um chefe guerreiro e figura de proa do regime fantoche da Ucrânia ocupada. Alemão por nascimento e um veterano da Guerra Russo -Japonesa e da Grande Guerra, Skoropadsky formou a União Nacional da Ucrânia em Março de 1918, fugindo em Dezembro do mesmo ano após as Potências Centrais terem desabado em Novembro.
A bandeira negra é hasteada: Makhno e a batalha pela Ucrânia



Makhno ergueu as bandeiras negras do seu Exército Revolucionário rebelde na Primavera e no Verão de 1918, quando o Hetman alemão do governo fantoche ainda controlava parte da Ucrânia com o apoio militar parcial do exército alemão. Apesar de ser jovem e de, de alguma forma, ser um comandante militar comprovado, nem sequer num sentido mais modesto, homens armados começaram a afluir para o jovem mas carismático e corajoso Makhno . Numa escaramuça perto da floresta de Dibrivki, Makhno ganhou o título Batko (ucraniano para “pai”: neste sentido, o pai literal do próprio exército rebelde ), devido à sua sua heróica, inspirada e aparentemente improvável vitória sobre uma milícia armada de kulaks de uns 1000 homens, suportada pelos odiados ocupantes austro-alemães. Reunindo a sua pequena força de 30 homens ou pouco mais, eles carregaram sobre o inimigo, abrindo o seu caminho através das linhas inimigas a tiro e à cutilada numa carga feroz.
Com o seu líder na linha da frente, os makhnovistas mataram talvez centenas de kulaks durante a violenta carga e consequente fuga, escorraçando-os e massacrando-os na debandada, com o combate a terminar no afogamento dos sobreviventes por irritados camponeses locais que se tinham agora juntado à insurreição do Batko Makhno .
A República Socialista da Ucrânia também havia sido declarado por esta altura, com os russos a preparar unidades da Guarda Vermelha e Exército Vermelho do Norte para uma expedição ao Sul . O seu principal objectivo era derrotar o exército Branco de tenente-general Anton Denikin que ocupava a Ucrânia em 1919.
Mais tarde, a nova e nacionalista República da Polónia, sob Jozef Pilsuduski, atacou a Ucrânia, capturando Kiev por um breve período, começando inadvertidamente a Guerra polaco- soviética de 1919-1921. Após a sua vitória, a Polónia ocupou a Ucrânia ocidental por um tempo mas seguiu-se um eventual impasse [e uma contra-ofensiva bolchevique], terminando com a impressionante vitória da Polónia no Vístula , em 1920.
Makhno aproveitou o caos e a intensidade do conflito envolvendo vários actores que estava a ser travada em seu redor para travar a sua própria guerra contra todos aqueles que sentia fazerem oposição aos camponeses da Ucrânia. Os seus Makhnovistas queimavam propriedades, mansões e latifúndios dos ricos kulaks alemães ou dos senhores russos que haviam oprimido os camponeses durante anos, espoliando as casas opulentas das suas provisões e extravagâncias .
Embora a infundada propaganda soviética tenha  posteriormente atribuído a violência anti-semita aos makhnovistas, é mais provável que tais actos tenham sido cometidos por forças reaccionárias Brancas ou por bandidos apolíticos ou outros grupos reaccionários [tais como, por exemplo, do notório Nikifor Grigoriev] . Makhno nunca tolerou essas mortes , mas tais massacres podem ter ocorrido, secreta ou inconscientemente perpetrados contra os assentamentos judaicos, menonitas, ou outros, na Ucrânia. Contra-revolucionários e especialmente  oficiais Tzaristas (Brancos) quase nunca foram poupados, contudo, e nunca foi concedida ou recebida qualquer misericórdia. Inclusive, Makhno terá morto oficiais tzaristas com o seu próprio sabre .
Os Makhnovistas efectuavam ataques e emboscadas por todo o lado, capturando armas, munições e mantimentos do Exército Branco, matando e flagelando quaisquer forças do exército czarista -monárquico que pudessem encontrar através de emboscadas e ataques,  enfraquecendo o controlo Branco sobre a Ucrânia antes de seu colapso total no Outono de 1920. O primeiro grande inimigo de Makhno foi o general Branco Anton Denikin o qual estava constantemente em guerra com Makhno, distendendo as suas linhas de abastecimentos e esgotando os seus recursos humanos na luta contra a insurreição dos makhnovistas ao mesmo tempo que tentava lançar uma expedição até Moscovo
O Tenente-general Denikin , condecorado pelo seu bom serviço durante a Ofensiva Brusilov  de 1916 travada em partes da Ucrânia durante a I Guerra Mundial, entregou o título de Comandante Supremo do " Exército Voluntário " ao General-Barão Pyotr Wrangel  (1878 - 1928) após a sua derrota na Ucrânia. As forças Makhnovista tinham ajudado a destruir a influência dos Brancos na Rússia embora a opressão bolchevique os impedisse de apreciar a derrota dos Brancos. Em Abril-Maio de 1920, os exércitos brancos estavam perdendo terreno , enquanto os nacionalistas de Petliura fugiam para a segurança da Polónia. A 28 de Abril a 14ª Divisão Bolchevique assaltou "Makhnograd " (Guliai Polye) e derrotou 2000 partidários Makhnovistas.
A guerra Makhnovista
Por norma de actuação, os Makhnovistas invadiam, queimavam, pilhavam, destruíam e em seguida prosseguiam para a batalha ou escaramuça seguinte. Os ataques a quintas alemãs menonitas eram particularmente brutais, sem dúvida porque o próprio Makhno tinha sofrido crueldades nas mãos desses mesmos proprietários de terras enquanto jovem. Os kulaks, como eram chamados na Rússia e na Ucrânia, também receberam tratamento severo às mãos dos makhnovistas e mais tarde dos bolcheviques. Eles [os Makhnovistas ]frequentemente lutavam na ofensiva, preferindo carregar, retirar  e voltar a carregar, esperando pelo momento certo para carregar ou contra-carregar de forma, ou a quebrar o centro da formação inimiga, ou a retirar-se para atacar novamente mais tarde, ou a compensar a fuga.
Em muitos aspectos, o Exército Revolucionário de Insurreição era realmente uma força de espírito defensivo, travando uma considerável quantidade de ações de retaguarda contra forças melhores equipadas . Contra os mal equipados exércitos ex-tzaristas e as milícias locais menonitas, no entanto, Makhno triunfou com frequência e obteve uma vantagem notória. Ele venceu em grande estilo e muitas vezes, também com brutalidade. Os oficiais tzaristas derrotados e capturados eram frequentemente executados sumariamente com balas de espingarda e de revólveres ou mortos a golpe de sabre. Makhno também era um mestre da espionagem e disfarçava-se de velha e até mesmo de noiva num casamento de forma a obter informações sobre os seus inimigos.
Os soviéticos ficaram com o crédito pela vitória Makhnovistas sobre os geralmente desprezados senhores da guerra Brancos na Ucrânia, frequentemente demonizando os makhnovistas por quaisquer crimes e atrocidades, reais ou imaginários, cometidos pelos brancos contra a população. Durante a sua ofensiva em Abril e Maio, eles enforcaram partidários e guerrilheiros e criaram sovietes nas aldeias "libertas" dos Brancos e dos Makhnovistas .
Contudo, o facto é que os makhnovistas haviam lutado contra a Guarda Branca por muito mais tempo, enquanto o Exército Vermelho mobilizava e organizava uma força saída de dentro de uma sociedade revolucionária ainda à beira do colapso. A maioria do exército Makhnovista lutou a cavalo, cada homem armado com várias pistolas automáticas, uma arma fortemente favorecido dos "oficiais" Makhnovista e pelos cavaleiros irregulares, para além de sabres variados, punhais e armas “camponesas” improvisadas que também foram usadas. Espingardas roubadas ou capturadas também foram muito populares entre os rebeldes, nomeadamente o fiável, preciso [neste campo, as opiniões divergem!] e abundante Mosin-Nagant M1891.
Os oficiais Makhnovistas gostava de levar o maior número de armas possível como um sinal de posto e valentia em combate. Era também uma solução prática de molde a evitar ter de recarregar a arma a meio de uma carga a cavalo. A escassez  de munições e cartuchos era um problema sério em todas as campanhas Makhnovistas de 1919 a 1921, daí que os ataques a depósitos de mantimentos e às linhas ferroviárias tenham sido essenciais para o reabastecimento. Os insurgentes foram continuamente perseguidos e molestados pela cavalaria do Exército Vermelho, uma arma do novo exército revolucionário de Trotsky que se tornaria a força de combate mais eficaz da Rússia Soviética .
A ferramenta de guerra mais engenhosa de Makhno foi a tachanka, uma plataforma móvel de armas muito potente e eficaz que os makhnovistas empregaram abundantemente. Basicamente, era um rudimentar mas altamente eficaz sistema de armas pesadas puxada por cavalos, utilizando “uma carroça puxada por dois cavalos tal como a usada pelos camponeses ucranianos, na qual Makhno montou uma metralhadora com dois homens na equipagem, para além do condutor. As tachanki deram a Makhno uma poderosa combinação de mobilidade com poder de fogo, e o dispositivo foi copiado pelo Exército Vermelho " - . Leon Trotsky
A traição bolchevique: o último raide de Makhno e a sua fuga
Apesar de aliados aos bolcheviques durante três períodos distintos, Makhno e as suas forças eram fundamentalmente anti-leninistas e anti- bolcheviques , etc. , em conformidade com as ideias próprias do seu líder de uma "sociedade comunista sem Estado", posição essa que Makhno mais ou menos apresentou a Lenine numa viagem a Moscovo, em 1918. Em última análise, o poder militar do Exército Vermelho e a vontade política da nova liderança no Kremlin conseguiu esmagar a resistência Branca na Rússia continental entre 1919 e 1920. Qualquer resistência tzarista bem organizada cessou quando o 'Barão Negro' Pyotr Wrangel (1878 - 1928) fugiu para a península da Crimeia, em Novembro de 1920, após uma ofensiva de Verão falhada na Ucrânia. Makhno tinha cerca de 20.000 a 40.000 homens no exército rebelde no ano de 1919.
Em meados de Outubro de 1920, no entanto, Makhno poderia por em campo uma força possivelmente na ordem dos 10,000 a 16,000 cavaleiros armados e novamente aliou-se formalmente ao comando do Exército Vermelho na Frente Sul, tentando impedir Wrangel de sair da Ucrânia para encetar nova luta. Ele havia perdido centenas de homens devido a  ferimentos de batalha , tuberculose, prisões e execuções sumárias . Uma segunda frente já tinha sido aberta na Ucrânia, com vários exércitos a atravessar o território para atacar a Polónia e a Ucrânia durante a Guerra Civil Russa e a Guerra Polaco-Soviética de 1919-1921.
Apenas algumas semanas após a assinatura do tratado, os makhnovistas foram alvo de execuções sumárias pos parte dos bolcheviques e logo se tornou claro que Makhno e o seu exército que eles eram agora a única grande ameaça restante ao poder soviético na região e, portanto, iriam ser tratados em conformidade.
O fim de Makhno , o seu exílio e triunfo ideológico
A Ucrânia havia sido praticamente pacificada e os makhnovistas derrotados à excepção de Makhno e os seus indefectíveis remanescentes na ordem dos 6.000-10.000 homens. Ele e as suas forças de cavalaria envolviam-se em lutas diárias com os bolcheviques, alegadamente travando 25 combates em 24 dias, só no mês de Janeiro de 1921. Eles conseguiam suplantar ou pelo menos ficar sempre um passo à frente do Exército Vermelho, mas não foram capazes de fazer quaisquer ganhos estratégicos reais. Makhno e os seus "filhos" estavam a lutar pelas suas vidas por uma causa perdida.
Em meados do inverno, Makhno e a sua centena de rebeldes remanescente fugiram do território bolchevique em direcção às montanhas e planícies da Roménia. Ferido gravemente, Batko deixou o seu amado país para um exílio permanente em terras estrangeiras. As hipóteses de uma Ucrânia independente haviam sido esmagadas pelo poder em rápida ascensão do vitorioso e totalmente imperialista Congresso Soviético da Rússia e pelo poderio do Exército Vermelho.
Usando as suas ligações com os académicos, escritores e activistas anarquistas e socialistas, Makhno ficou em Paris, onde se tornou um activo escritor e defensor da causa anarquista. Escrevendo as memórias de uma grande quantidade das suas próprias experiências e compondo outros ensaios sobre anarquismo e outras várias ideologias revolucionárias, Makhno tornou-se um político e historiador. Afligido por antigos ferimentos de guerra e pela sua nunca completamente curada tuberculose adquirida durante os anos passados em prisões tzaristas, Nestor Makhno morreu em Paris , 6 de Julho de 1934.
Apesar da sua revolução ter fracassado, Batko Makhno manteve erguida a bandeira negra do anarquismo, defendendo o anarquismo para o povo da Ucrânia e da Rússia até à sua morte através dos seus textos e discursos . Um dos seus temas mais frequentes era a corrupção do bolchevismo –comunismo, quer na União Soviética quer noutros lugares onde ele sentia que, mais uma vez , se tinha re-escravizado o proletariado, tal como ocorrera tanto no seu país de nascimento como nos países vizinhos. Ele também escreveu sobre a situação sócio-política na Espanha à época, prevendo um conflito entre as alas direitista e a esquerda socialista que se concretizou com a Guerra Civil Espanhola. Makhno continuou escrevendo sobre a história do movimento Makhnovista e os seus mais elevados ideais durante todo o seu exílio , defendendo-o das críticas , muitas vezes nos seus textos e discursos. Quando, em 1927, ele conheceu o famoso anarquista espanhol  e mártir revolucionário, José Buenaventura Durruti (1896 - 1936), Makhno exortou o jovem anarquista Durruti e os seus companheiros antes de eles deixaram o encontro, dizendo "Makhno nunca se esquivou de uma luta ! Se eu ainda estiver vivo quando vocês começarem a revolução, eu estarei convosco."

L'Ukraine évacue ses militaires et civils de Crimée


mediaUn marine ukrainien et sa famille avant le départ de la base militaire de Crimée, le 24 mars 2014.REUTERS/Shamil Zhumatov
L'Ukraine a décidé de retirer ses troupes de Crimée où l'essentiel de ses bases est tombé en trois semaines d'occupation sous le contrôle de la Russie. Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a d'ailleurs été ce lundi le premier responsable du gouvernement russe à se rendre en Crimée.
Avec notre correspondante à Moscou,Muriel Pomponne
Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, n'a même pas attendu que toutes les bases ukrainiennes soient tombées dans l'escarcelle russe, pour se rendre en Crimée, et visiter les installations militaires russes.
A cette occasion, il a nommé le contre amiral Berezovski commandant en second de la flotte russe de la mer noire. Ce marin avait prêté allégeance à la Russsie, le 2 mars dernier, alors qu'il venait d'être nommé à la tête de la marine ukrainienne à Sebastopol.
Ultimatum russe
Sergueï Choïgu a précisé que les militaires ukrainiens de Crimée devaient désormais choisir, soit d'entrer dans l'armée russe, soit de quitter la Crimée. Et justement d'après l'Etat major ukrainien, environ la moitié du personnel militaire de Crimée aurait choisi de servir la Russie. Le retrait des autres militaires ukrainiens est en cours et devrait s'achever rapidement.
Les civils aussi évacués
Ceux qui continuent à se déclarer Ukrainiens subissent les désagréables. Les familles des militaires ukrainiens sont particulièrement exposées. Alors, le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, a annoncé leur évacuation de la Crimée.
Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, les militaires ukrainiens sur place subissent quotidiennement des humiliations et des agressions de la part de forces russes. Les autorités centrales s’inquiètent donc sérieusement du sort de leurs familles et jugent leur situation dangereuse.
La prise en charge des évacuations
Le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov a déclaré : « Le Conseil de sécurité et de Défense nationale a demandé au Conseil des ministres de procéder à l’évacuation de familles des militaires exposées au réel danger pour leur vie ou pour leur santé. Le Conseil des ministres a été chargé d’assurer le déplacement de familles des militaires, ainsi que de tous ceux qui seraient obligés de quitter leurs domiciles à cause des pressions et de l’agression des troupes d’occupation de l'armée russe. »
Les Russes exigeant le départ de tous les officiers ukrainiens de Crimée vers l’Ukraine continentale, il serait de toute façon difficile à leurs familles de rester sur place. Le drame d’un pays commence à apporter son lot de tragédies simplement humaines.
En Ukraine, la mobilisation se poursuit
Elle a été lancée par un décret présidentiel le 17 mars dernier et doit durer 45 jours. Il s'agit notamment d'étoffer les rangs de la garde nationale, destinée à épauler l'armée dans la défense du territoire. L'Ukraine dit aussi percevoir des signes inquiétants du côté d'Odessa et affirme avoir envoyé des renforts sur ses frontières sud, est et nord.

Ebola: l'inquiétude grandit en Afrique de l'Ouest

Publié le 25-03-2014 Modifié le 25-03-2014 à 10:18

par 

mediaMédecins Sans Frontières déchargent des fournitures médicales d'urgence pour faire face à une épidémie d'Ebola à Conakry, en Guinée, le 23 Mars 2014.REUTERS/Saliou Samb
Des cas suspects pouvant être des cas de fièvre Ebola ont été repérés au Liberia, selon les autorités locales. En Guinée, une épidémie de cette fièvre mortelle a été déclarée. Quatre-vingt-sept cas suspects de fièvre hémorragique virale ont été signalés, dont soixante-et-un décès. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précisait que seuls treize cas ont été à ce jour formellement confirmés comme étant Ebola ; des cas aussi confirmés par des laboratoires.
Après la Guinée frappée par des cas de fièvre hémorragique, dont celle provoquée par le virus Ebola, c'est au tour du Liberia d'être touché a priori par l'épidémie. Six cas suspects d'Ebola ont été détectés lundi au Liberia , dont cinq mortels. L'OMS tire la sonnette d'alarme mais reste prudente. Il faut bien faire la distinction entre les cas « confirmés » et les cas « suspects » pour éviter toute panique et bien adapter la réponse sanitaire à la situation.
Pour Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, l'existence de l'épidémie est certaine puisqu'elle a été confirmée par un laboratoire : « On parle de cas suspects tant que ce n’est pas confirmé car il y a des maladies qui peuvent avoir comme résultat les mêmes symptômes ».Il faut donc faire attention aux mauvaises interprétations, insiste Tarik Jasarevic . «Ce qui est important au-delà des chiffres, c’est de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour contenir cette épidémie et pour qu’il n’y ait justement pas une transmission au-delà des frontières ou au-delà de la région qui a été affectée à en premier lieu ». L'OMS confirme qu'elle  travaille activement avec les autorités de la région, et notamment en Guinée, pour apporter son soutien aux autorités qui ne savent pas nécessairement comment s’y prendre. C'est en effet la première fois qu’il y a une épidémie d'Ebola en Guinée.
Pas de traitement mais un isolement des malades
Il n'existe pas de traitement pour cette fièvre très contagieuse. Les seules moyens d'action sont la prévention de la propagation, et c'est ce à quoi s'attellent les autorités guinéennes. Pour tenter d'éviter la propagation de la maladie, il est nécessaire de mettre en place des mesures et des protocoles précis, explique le porte-parole de l'OMS : « Il s’agit notamment d’établir les endroits d’isolement pour les cas confirmés, d’apporter des soins à ces cas-là. Il s’agit de trouver les contacts des personnes qui ont approché les cas confirmés, car la fièvre hémorragique d’Ebola est très contagieuse. Elle se transmet assez rapidement. Il faut qu’on suive ces cas pour voir s’ils développent des symptômes. Il faut aussi qu’il y ait des capacités de laboratoire pour confirmer les cas ». 
Enfin, pour l'OMS, les personnels de santé doivent absolument être protégés : « Il faut aussi que les médecins et les infirmiers, tous ceux qui reçoivent les malades, qu’ils sachent comment s’y prendre pour ne pas être victimes eux-mêmes. Ce sont les travailleurs de santé locaux qui sont en première ligne de front pour contenir l’épidémie ».
Les cas suspects à Conakry ne sont des cas de fièvres Ebola
Concernant la capitale de la Guinée dont on avait annoncé qu'elle était elle-même touchée par l'épidémie de fièvre Ebola, il semble que les 3 cas de fièvre hémorragique qui ont fait deux morts à Conakry ne soient pas reliés au virus Ebola. Les premiers résultats d'analyses effectués à l'Institut Pasteur de Dakar contredisent en effet les informations de l'Unicef données dimanche. La nature de cette fièvre « reste à déterminer », selon le Dr Sakoba Keïta du ministère guinéen de la Santé contacté par l'AFP. Le ministère de la Santé a d'ailleurs demander aux populations de garder leur calme car la maladie reste pour le moment « circonscrite ».

Haïti: quel avenir pour les casques bleus de la Minustah?

par 

mediaCasques bleus brésiliens de la Minustah dans la périphérie de la capitale, Port-au-Prince.AFP/Hector Retamal
Le Conseil de sécurité s’est interrogé, ce lundi 24 mars, sur l’avenir de la mission de l’ONU en Haïti (Minustah). Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a présenté plusieurs options qui vont toutes dans le même sens : réduire au maximum la présence de l’ONU dans le pays.
Avec notre correspondant à New York,Karim Lebhour
Quelle que soit l’option retenue pour la mission de l’ONU en Haïti, une chose est certaine : elle sera considérablement réduite à partir de 2016. Dans son rapport, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon note une baisse de la criminalité et des progrès réalisés par la police haïtienne dont les effectifs ont été doublés depuis 2004.
Polémiques
S’ajoute à cela les polémiques régulièrement soulevées en Haïti par la présence de la Minustah. Les Haïtiens ne souhaitent pas le départ de l’ONU assure la chef de mission de sur place, Sandra Honoré : « Il est vrai qu'il y a des personnes qui expriment le désir de ce départ, mais ce n'est pas l'appréciation que nous avons avons de la position du peuple haïtien sur la présence et le travail de la Minustah en Haïti ». 
Coûteuse et impopulaire
L’ONU compte aujourd’hui moins de 6 000 casques bleus et 2 500 policiers en Haïti. C'est le chiffre le plus bas depuis dix ans. Des nombreux Etats membres, au premier rang desquels Paris, Londres et Washington espèrent en finir au plus vite avec la Minustah, coûteuse et impopulaire.

Júlio Cerqueira César: “Alckmin e Sabesp já estão fazendo racionamento de água; é dirigido aos pobres, vão deixar os ricos para o fim”

viomundo - publicado em 24 de março de 2014 às 18:45



Júlio Cerqueira César Neto: “A Sabesp se transformou num balcão de negócios. Sucesso total no mundo dos negócios, fracasso total no mundo sanitário, na saúde pública”
por Conceição Lemes
Apesar de o nível do sistema Cantareira diminuir dia após dia, o governador Geraldo Alckmin (PSDB) insiste: o racionamento de água está descartado em São Paulo.
A razão é óbvia: teme que a medida interfira nas eleições de 4 de outubro.
“Só que o governador e a Sabesp já estão fazendo racionamento e dizem que não vão fazer”, condena o engenheiro Júlio Cerqueira César Neto, professor aposentado de Hidráulica e Saneamento da Escola Politécnica da USP. “Ao não contar todas as coisas que está fazendo, o governador  mente.”
“Na verdade, o racionamento começou há mais de dois meses”, denuncia. “A Sabesp já está cortando água em vários pontos da cidade de São Paulo e em municípios da região metropolitana, como Osasco, Guarulhos, São Caetano do Sul. Em português, o nome desses cortes é racionamento.”
“Só que essa forma de fazer o racionamento me parece completamente injusta, pois é  dirigida aos pobres; vão deixar os ricos para o fim”, prossegue. “Se existe essa situação de crise total, todos têm de ser penalizados.”
Para o professor, o problema não é falta de chuvas, mas a falta de investimento em mananciais.
“O sistema  de chuvas funciona de acordo com ciclos naturais da natureza. Esses ciclos de secas e enchentes, menos água, mais água – chamados de ciclos hidrológicos negativos –, ocorrem naturalmente. Nós não temos influência grande nisso”, explica. “Nosso sistema de abastecimento de água, portanto, deveria ser sido feito de forma a prevê-los e superá-los. Não é o aconteceu.  Em 1985, São Paulo inaugurou o sistema Cantareira e o governo do Estado e a Sabesp, especialmente, cruzaram os braços.”
“A partir da década de 1990, a Sabesp aderiu ao modelo neoliberal e passou a buscar o lucro a qualquer custo, independentemente dos direitos fundamentais do homem”, observa o engenheiro. “Assim,  deixou de considerar o saneamento básico como problema de saúde pública. E passou a encará-lo como um negócio qualquer.”
“A Sabesp se transformou num balcão de negócios. Sucesso total no mundo dos negócios, fracasso total no mundo sanitário, na saúde pública”, sentencia Júlio de Cerqueira César Neto.
“O volume morto do sistema Cantareira não é reserva estratégica coisa nenhuma e seu uso terá consequências”, avisa. “Tirar água do rio Paraíba do Sul para o Cantareira é mais uma jogada demagógica do governador.”
Por quê? Sugiro que leiam a íntegra da entrevista do professor Júlio Cerqueira César Neto até o final. É muito esclarecedora.
Viomundo – Em 2009, 2010 e 2011, a região metropolitana de São Paulo enfrentou grandes enchentes. O então governador José Serra (PSDB) debitou-as na conta de São Pedro e da população das periferias por jogar lixo e entulhos na rua. Agora, a situação é oposta. Há falta dramática de água. O governador Geraldo Alckmin (PSDB) responsabiliza a falta de chuvas pela crise de desabastecimento.  O que acha disso?
Júlio Cerqueira César – O abastecimento de água e a drenagem são sistemas de infraestrutura urbana que têm as suas próprias lógicas e características.
Isso quer dizer o seguinte. O abastecimento depende de chuvas intensas para encher os reservatórios. Então, teoricamente quanto mais água tiver durante o ano, melhor. Teremos água para consumir.  Quando isso não acontece, falta água.
O problema da enchente é o contrário. Quando o sistema de drenagem não tem capacidade para escoar as chuvas que ocorrem no período chuvoso, ele extravasa. É completamente oposto ao que acontece agora.
Infelizmente, temos deficiências nos dois sistemas.  O nosso abastecimento de água está totalmente insuficiente em função das disponibilidades que o meio ambiente nos fornece. Se o governo do Estado tivesse feito há mais de 10 anos as obras de reforço necessárias, nós não teríamos falta d’ água hoje.
A mesma coisa acontece em relação às enchentes. Se o governo do Estado não aumentar a capacidade de drenagem dos nossos canais e rios, teremos enchentes.
Fiz até esta piada com a nossa situação.
O governador foi dormir com a dona Lu e falou:
– Oh, meu amor, reza para chover bastante.  Senão a minha reeleição vai para o brejo…o volume dos reservatórios está diminuindo…
Ao que dona Lu respondeu:
– Mas meu bem, se eu pedir pra chover muito, a cidade vai ficar alagada, você vai perder a eleição do mesmo jeito.
Viomundo – Qual o peso da falta de chuvas na atual crise desabastecimento de água?
Júlio Cerqueira César – Vamos tirar a chuva da pauta de discussões, porque o sistema  de chuvas, que é o clima, funciona de acordo com ciclos naturais da natureza. Esses ciclos de secas e enchentes, de menos água, mais água – chamados ciclos hidrológicos negativos –, ocorrem naturalmente. Nós não temos influência grande nisso.
Nosso sistema de abastecimento de água, portanto, deveria ser sido feito de forma a prevê-los e superá-los. Não é o aconteceu.  Em 1985, São Paulo inaugurou o sistema Cantareira e o governo do Estado e a Sabesp, especialmente, cruzaram os braços.
Viomundo – O que deveria ter sido feito?
Júlio Cerqueira César — Em 1985, quando o Cantareira ficou pronto, ele abastecia com folga 100% da população que existia naquela época. E, ainda, tinha capacidade para fazer face às ocorrências cíclicas que a natureza nos proporciona. Era um sistema projetado para satisfazer as necessidades e não deixar a população sem água.
Tanto que de 1985 a 2003 não tivemos um problema de abastecimento de água. Fomos ter 2003, quando houve estiagem prolongada e o Cantareira quase entrou em colapso. A demanda de água de São Paulo era maior do que a disponibilidade dos nossos mananciais.
O que aconteceu? De 1985 a 2003, a população continuou crescendo.  Só que não se investiu mais em mananciais.
Com a inauguração do Cantareira, não era para sentar na cadeira e dizer: agora eu não faço mais nada. Tinha e tem que continuar fazendo, porque a população cresce e eventos hidrológicos negativos variados acontecem.
Viomundo – E de 2003 para cá o que foi feito?
Júlio Cerqueira César – Nada!  Há quase 30 anos São Paulo não investe em novos mananciais.
De 1985, quando o sistema Cantareira foi inaugurado, até 2003, quando tivemos a primeira situação complicada de desabastecimento, eles queimaram a “gordura” que o sistema tinha.
Acontece que não aprenderam nada com a crise de 2003 e continuaram a não tomar as providências indispensáveis  e agora estamos nessa situação dramática.
Em certas regiões do mundo não tem água. Israel, por exemplo. Lá, eles não têm água e têm de se virar, pegar água do mar, desalinizar…
Nós, não. A região metropolitana de São Paulo dispõe do Vale da Ribeira, que tem água mais do que suficiente para o resto da vida da metrópole. E sem prejudicar os moradores de lá.
Então, o nosso problema não é falta d’água. É falta de investimento para ampliar o sistema como foi feito anteriormente com o Cantareira e que nos deixou em 1985 numa situação de  abastecimento de gente civilizada.
Viomundo – O que deveria ter sido feito?
Júlio Cerqueira César – No dia seguinte à situação altamente favorável com a inauguração do Cantareira, a Sabesp deveria ter-se sentado à mesa para definir qual seria o próximo manancial a abastecer São Paulo dali a 10 anos.
E, aí, começar a programar a evolução do sistema ao longo do tempo em função de um crescimento de população que ela deveria imaginar que iria ocorrer. E ir fazendo investimentos, aumentando os mananciais, em função de uma previsão de crescimento da população.
Mas a Sabesp não fez isso. Ficou com os louros da vitória. E a população à revelia (risos) continuou crescendo.
Viomundo – Na prática, seria fazer o quê?
Júlio Cerqueira César  — Ampliar os mananciais. E entre disponíveis, há o do Vale da Ribeira.  Se lá atrás, a Sabesp tivesse feito obras para captar 20 m3/s do Vale do Ribeira, hoje não faltaria água.
Raciocine comigo. O sistema Cantareira foi inaugurado em 1985. Então, em 1990/1995, eles já deveriam começar as obras de  novos mananciais. E poderiam fazer sem correrias, sem superfaturamento, e ir atendendo as necessidades da população de, repito, forma civilizada.
Viomundo – Como se captaria água do Vale da Ribeira, por exemplo?
Júlio Cerqueira César– No Alto Juquiá, nós temos o reservatório França. É como se fosse um imenso tanque que armazena água do rio Juquiá, que  vai parar no Ribeira, lá embaixo. Ele tem capacidade de 20m3/s. Nós poderíamos ter providenciado a captação desses 20 m3/s, para mandá-los para São Paulo.
Agora, são obras complexas. Entre programar e executar, elas demoram aproximadamente dez anos.
Vamos supor que, em 1995, a Sabesp tivesse começado as obras do França, não tinha faltado água em 2003. E não teríamos problema hoje.
Viomundo –  Por que a Sabesp não fez isso?
Júlio Cerqueira César  — Até o final da década de 1980, a Sabesp era uma empresa de saneamento básico. E saneamento, para a empresa, era considerado problema de saúde pública. A Sabesp era mantida e operada por engenheiros sanitaristas, que sabiam que o problema era saúde publica. Ela tinha que abastecer a população com água, ao longo do tempo, sem interrupções. E tratar os esgotos que a população produzia.
Até o final da década 1980 foi assim que funcionou. Os responsáveis estavam ligados no assunto para resolver esses problemas.
Na década de 1990, a Sabesp aderiu ao modelo neoliberal e passou a buscar o lucro a qualquer custo, independentemente dos direitos fundamentais do homem. A Sabesp demitiu os engenheiros sanitaristas e advogados e economistas assumiram o comando.
Viomundo – E o que aconteceu?
Júlio Cerqueira César  — A Sabesp deixou de considerar o saneamento básico como problema de saúde pública. E passou a encará-lo como um negócio qualquer. A Sabesp se transformou num balcão de negócios.
E os usuários?!  A partir daquele momento a Sabesp não quis nem mais saber de nós, os usuários; éramos um estorvo. Ela passou a ser preocupar unicamente com os seus acionistas.
Em 2000, colocou suas ações na bolsa de Nova York. Dez anos depois, houve uma grande festa lá, pois as ações da Sabesp tinham sido que as mais valorizadas na Bolsa de Nova York na década.
O capital ativo da Sabesp cresceu uma enormidade. Sucesso total no mundo dos negócios, fracasso total no mundo sanitário, na saúde pública.
Sabendo disso eles vão mudar? O pior é que não.
Viomundo –  Apesar dos níveis do Cantareira só diminuírem dia após dia, o Alckmin continua  descartando o racionamento. Por que empurrar com a barriga algo que parece inevitável?
Júlio Cerqueira César — Porque o senhor governador está  preocupado  com o dia 4 de outubro. Ele acha que se falar em racionamento, a população não vai votar nele. Então começa a inventar uma série de jogadas demagógicas. Só que ele já está racionando a água há mais de dois meses.
Viomundo – Como assim, professor?
Júlio Cerqueira César — Na verdade, o racionamento já começou. A Sabesp já está  cortando água em vários pontos da cidade e em cidades da região metropolitana, como Osasco, Guarulhos. Em português, o nome desses cortes é racionamento.
Só que essa forma de fazer o racionamento me parece completamente injusta. Se existe essa situação de crise total, acho que todos têm de ser penalizados. Isso significa fazer o racionamento de modo uniforme em toda a região metropolitana para todos terem a mesma penalização.
Só que eles estão fazendo o racionamento dirigido.
Dirigido a quem? Aos pobres que não reclamam. Vão deixam os ricos para o fim.
Viomundo – Em que regiões a Sabesp já está racionando a água?
Júlio Cerqueira César — A Sabesp já tinha cortado 20% de São Caetano. Cortou 20% de Guarulhos. Em Osasco e alguns bairros da Zona Norte, o pessoal está com água só de dia. À noite, a Sabesp corta o fornecimento.
O governador e a Sabesp já estão fazendo racionamento e dizem que não vão fazer. Ao não contar todas as coisas que está fazendo, o governador mente. É uma situação muito complicada.
Viomundo – O governador está mentido?!  
Júlio Cerqueira César — Não há a menor dúvida. O nome certo do que estão fazendo é mentira. Eles estão mentindo para a população há tempos.
Você viu o que a Sabesp fez desde janeiro?
De acordo com o sistema de outorga existente, a  Sabesp tem o direito de tirar para São Paulo, em condições normais,  31m3/s. E é obrigada a soltar 5m3/s para Piracicaba. Essa é a regra.
Consta da regra também o seguinte. Se houver falta de chuva, São Paulo só pode tirar 24,8m3/s em vez dos 31.  E soltar 3m3/s para Piracicaba.
O que fez a Sabesp, quando chegou janeiro e o negócio engrossou? Cortou os 3m3/s para Piracicaba e continuou tirando os 31 para São Paulo, até o dia que isso veio a público e o governador mandou diminuírem, mas não diminuíram para os níveis estabelecidos na outorga.
Só que eles vão ter de fazer isso de uma forma mais uniforme. Não é possível só penalizar alguns. Vai ser necessário penalizar todos até outubro. Aos poucos, vão ter de compreender isso e fazer racionamento pelo menos até outubro.
Viomundo – Por que outubro?
Júlio Cerqueira César –  É quando começa a nova estação de chuvas. Nós estamos entrando na estação de estiagem com os reservatórios secos! É um negócio muito sério.
Viomundo — E essa ideia de bombear água do volume morto? 
Júlio Cerqueira César — Isso também é um negócio muito mal contado. Esse volume morto é um acidente de obra. Ele não tem nenhuma função no abastecimento de água do sistema Cantareira.
Viomundo – Nenhuma função?! 
Júlio Cerqueira César –  Nenhuma, mesmo, tanto que ele não pode ser retirado normalmente de lá. Para retirar essa água de lá, são necessárias obras que ficam em de R$ 80 a R$ 100 milhões. Se essa água fosse usável, fosse  mesmo reserva estratégica, não seria um buraco ao qual que não se tem acesso.
Viomundo – Mas o governador diz que é uma reserva estratégica?
Júlio Cerqueira César – Não é reserva estratégica coisa nenhuma. É um volume 400 milhões de litros de água que está lá. Só que ele não é usável, porque está abaixo do reservatório do Cantareira. Então, esse volume morto não entra no reservatório. Não entrando no reservatório, não entra no sistema Cantareira.  Eles vão ter de comprar bombas para tirar água desse buraco e jogar no reservatório.
Viomundo – Supondo que consigam retirar os 400 milhões de litros de água, o que vai acontecer?
Júlio Cerqueira César  — Se fizerem isso realmente, eles podem fazer o sistema Cantareira usar essa água por três meses: abril, maio e junho. E ela acaba. E nós continuamos com os reservatórios secos , pois só vai chover em outubro. Como ficaremos em julho, agosto e setembro?
Se eles tirarem a água agora, eles vão jogar o problema para três meses à frente. Esse é o primeiro problema.
Mas há um segundo problema. Quando começar a chover em outubro, os reservatórios do Cantareira vão começar a encher? Não!!!
O buraco é que vai encher primeiro.  Enquanto não estiver cheio, nada de água nos reservatórios. E a quantidade de água das chuvas é menor do que essa que vão tirar do buraco. Em vez de três meses, vai levar um ano para encher esse buraco e começar a entrar água no Cantareira.
Viomundo – O senhor é contra usar o volume morto?
Júlio Cerqueira César — Podem até usar, mas sabendo o que vai acontecer depois. Acho que eles se esqueceram disso.
Quando começar a chover, não há a menor dúvida que a primeira água vai cair no buraco. Eles estão resolvendo um problema agora para criar outro depois.  Não tem cabimento uma coisa dessas. Depois, o que eles vão fazer com essas bombas?
Viomundo — O que é um acidente de obra?
Júlio Cerqueira César — Eu também não conhecia esse volume morto. Acontece que é uma região topograficamente muito acidentada. Então quando foi encher o reservatório do Cantareira, encheu o buraco também, pois ele fica abaixo do nível do Cantareira.
Por isso, foi um acidente de obra. Ele estava lá e deixaram lá.
Tanto que de 85 para cá, nunca foi usado, ninguém lembrava que ele existia.
E mesmo agora que precisam usar, eles não podem usar. É preciso gastar R$ 100 milhões em obras, para tirar a água de lá de dentro.
E com o agravante que eu já falei. Essa água vai fazer falta quando começar a chover.  Ela vai ter de encher primeiro o buraco, porque ele está abaixo do reservatório e a água escorre.
Viomundo – Parece piada, professor.
Júlio Cerqueira César — Parece piada, mesmo. E isso feito pela quarta empresa de saneamento do mundo e a maior da América Latina.
Viomundo – E essa ideia de trazer água do rio Paraíba do Sul para o Cantareira?
Júlio Cerqueira César  — Tecnicamente, é viável. Mas ela esbarra na questão política. O Estado do Rio de Janeiro vai autorizar? Além disso, não é uma obra que ficará pronta em uma semana. Serão necessários dois anos para ela ficar concluída. Por isso, pra mim, é mais uma jogada demagógica do governador.
Viomundo – E como sair dessa situação?
Júlio Cerqueira César  –bNão tem como sair. Nós chegamos agora num ponto que vamos ter de suportar essa estiagem até começar a chover de novo. São seis meses de racionamento violento. O Cantareira representa metade da água de São Paulo. Não tem outro jeito, a não ser racionar.